« Quand vous priez, dites : Père… » - Luc 11, 2

Le Notre Père !

C’est peut-être l’un des derniers textes que l’on sait encore par cœur, avec quelques chansons et éventuellement une poésie de l’enfance.

Le Notre Père c’est une prière si intime qu’elle fait souvent partie intégrante de la vie spirituelle.

Un ami pasteur me racontait qu’un jour il visitait une dame très âgée à l’hôpital. Elle était en fin de vie et n’était plus tellement consciente. Qu’allait-il pouvoir lui dire ou que faire ? Alors il a commencé à dire le Notre Père à haute voix, et il a vu les lèvres de la dame se mettre à dire le Notre Père avec lui. Cette prière est restée gravée tout au fond d’elle.

La prière du Notre Père touche parfois au plus profond de notre être… et chacun a sa propre histoire et son propre rapport à cette prière.

Il y a ceux qui ne peuvent s’en passer, elle conclut chaque temps de prière personnelle. Il y a ceux qui s’en lassent : pourquoi répéter sans cesse les mêmes choses ? Il y a ceux qui ne la connaissent pas. Il y a ceux qui ne peuvent la prier car le mot « Père » réveille en eux des souvenirs douloureux, à cause des manquements de leur père biologique.

Notre Père : ce terme qui sonne un peu distant et froid dans sa traduction française et ne rend pas justice à la langue d’origine dans laquelle la prière a été dite par Jésus. Le mot employé par Jésus est « Abba », qui veut dire papa. Ou même plus encore, « papa chéri, papa bien aimé ». C’est le mot le plus tendre possible pour parler de son père. Jésus nous invite à être avec Dieu comme des petits enfants avec leur tendre papa.

Ce terme révèle l’infini douceur, tendresse et amour de Dieu pour ses enfants.

(Ludovic Papaux, pasteur)