« Chacun les entendait dans sa langue maternelle » - Actes 2,6

On dénombre aujourd’hui quelques 7000 langues et dialectes dans le monde. Ce qui est énorme et impossible à maîtriser. La Bible quant à elle est traduite en version intégrale dans 692 langues, ce qui est déjà beaucoup.

Ce qui est magnifique lors de la Pentecôte c’est que chacun entend proclamer la Bonne Nouvelle dans sa langue maternelle.

La langue maternelle est la plus intime, la plus ancrée en nous. C’est la langue qui révèle comme nulle autre toute une gamme d’émotions.

Les apôtres auraient pu se contenter de parler en grec, qui était l’anglais de l’époque et que la majorité des gens comprenait. Mais Dieu ne considère pas les gens comme une masse indistincte : il parle à chacun personnellement, dans sa propre langue, dans la langue du cœur.

La langue maternelle ce ne sont pas seulement des mots. Les scientifiques ont établi que 7% seulement de la communication passe par des mots. 55% passe par notre posture, nos mimiques et les micro-expressions de notre visage et finalement 33% passe par le ton de notre voix, le volume sonore ou la vitesse à laquelle je parle. Parler dans la « langue maternelle » des gens que nous rencontrons pour leur annoncer l’Evangile c’est aussi parler avec ces 93% qui ne sont pas des mots. Mais le Saint Esprit nous aide à parler la langue que la personne a besoin d’entendre. Il nous aide à parler au cœur de la personne.

Avant que nous nous mettions à parler, le Saint-Esprit nous enseigne d’abord à écouter, car je ne peux parler la langue maternelle de la personne que si j’ai d’abord vraiment pris le temps de bien l’écouter.

Un dernier mot sur les langues de feu qui descendent le jour de Pentecôte. On peut faire un jeu de mot entre les langues parlées et les langues de feu. L’Esprit Saint parle la langue de feu, et nous sommes invités à parler cette langue-là en Église. Abandonnons la langue de bois et la langue de vipère, et contentons-nous de parler la langue de feu de l’Esprit Saint car elle éclaire, elle réchauffe et elle consume toute injustice.

 (Ludovic Papaux, pasteur)