Apocalypse 7.14 –  lavés dans le sang de l’Agneau 

 

Dans une publicité pour une lessive, une personne faisait des nœuds sur son linge et voulait démontrer que la lessive qui était promue, pouvait laver plus blanc encore malgré les nœuds. 

A l’instant, nous avons chanté que le sang de l’Agneau lave plus blanc que la neige. Notre extrait nous fait part de la joie de ceux qui sont sauvés ; la joie de ceux qui après avoir traversé des tribulations et des épreuves, sont sortis vainqueurs de la souffrance et des sacrifices. Le livre de l’Apocalypse en effet met en évidence les persécutions dont les premiers chrétiens ont été victimes et leur capacité de résistance. Beaucoup préféraient mourir que de renier leur foi en Jésus. 

La fin de ce chapitre nous présente des vainqueurs défilant en vêtement blanc et portant dans leurs mains un attribut de leur triomphe, des palmes. L’Agneau de Dieu, en l’occurrence Jésus, celui qui a connu la souffrance, victime innocente de la folie et de l’incompréhension des hommes, amène ces rachetés vers le trône de Dieu , où il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni douleur. Celui qui est assis sur le trône, annonce la couleur : « Voici, je fais toutes choses nouvelles» (Apocalypse 21.5). A propos de couleur : ici ce n’est pas trop les détails du vêtement qui retiennent notre attention. Tout est dans la couleur et précisément la couleur blanche. La Bible ne nous dit pas grand-chose sur le blanc. C’est la couleur de la résurrection, « l’aspect de Jésus était blanc comme la neige » (Matthieu 28.2)et c’est la couleur de la révélation du Fils de Dieu au moment de sa transfiguration où la lumière est blanche (Matthieu 17.2). Le fils de l’homme a des cheveux blancs comme du coton (Apocalypse 1.14). L’Agneau fait référence à l’agneau pascal, celui qui fut sacrifié et dont le sang étalé sur les linteaux des portes, préservait les Hébreux en Egypte de l’ange de la mort. Il inaugure la libération de l’esclavage. 

Que nous apprend ce texte ? Il nous apprend que ceux qui sont avec Jésus, marchent vers la victoire et se tiennent devant le trône de Dieu ; ils servent Dieu jour et nuit dans son temple. Avons-nous des têtes et des attitudes de gagnants, renforcés et certains de la puissance de Dieu dans nos vies et sommes-nous persuadés que rien ne peut nous arriver, et nous atteindre ? Nous avons dans nos vies tant de sacs de nœuds à traîner avec nous. « La vie est faite de nœuds, elle n’est pas lisse, elle est pleine de bosses et de creux » écrit Marie Gagnier.  Nous passons beaucoup de temps et d’énergie à défaire les nœuds de notre vie. Physiquement cela se répercute en nous provoquant des nœuds dans l’estomac. Notre vie est emmaillée de nœuds simples ou doubles. Et nous savons combien cela ralentit ou handicape notre vie. Mais les nœuds servent aussi à amarrer. Ainsi, les liens avec notre Seigneur ne peuvent jamais se rompre. « Être lavés dans le sang de l’Agneau », c’est se donner la possibilité de faire la grande lessive dans notre vie et de répartir à nouveau, lavés, purifiés, sauvés et relevés, triomphants.  Amen.      

Pasteur Didier Meyer)