Nous retrouvons les femmes en ce dimanche, se rendant au cimetière sous prétexte d’embaumer le corps de Jésus alors qu’une grosse pierre obstrue le caveau. Cela n’a pas de sens. Elles vont au cimetière en n’espérant rien. Et qu’attendent les gens qui se rendent chaque jour au cimetière pour se recueillir devant la tombe de ceux qui leur sont chers ? La mort a gagné, fin de la représentation. 

On ne sait pas ce qu’elles ont voulu faire à la tombe ; elles y sont allées quand même il n’y avait plus d’espérance, juste pour voir peut-être si quelque chose avait changé. L’espérance c’est croire dans l’impossible, dans l’infaisable, c’est croire quand même que quelque chose est encore possible même si les vents sont contraires, que la messe est dite et que les circonstances montrent que plus rien n’est irréversible. C’est l’espérance de leur foi qui les a portée, même si tout apparemment était fini, elles avaient encore un petit espoir, elles pouvaient encore y croire. Elles sont un modèle de foi et d’espérance, pour nous aussi quand la résignation prend le dessus et que nous acceptons la défaite, et que nous avons enterré toutes nos espérances. 

Pour les femmes de l’Évangile (Marc 16.1-8), une surprise les attend. La pierre est roulée, un messager est assis dedans. Celui-ci prend la parole : « Ne vous effrayez pas, vous cherchez Jésus de Nazareth le crucifié, il est ressuscité ! » (Marc 16.6). Le mort n’est plus parmi les morts. Voilà où l’évangéliste Marc voulait nous amener : la primeur de la résurrection, de cet évènement sur tous les autres. Le plus grand fait de Jésus dans Marc, c’est la résurrection. Les guérisons et les miracles passent au deuxième plan. Jésus a vaincu la mort, il est vivant. Si la montée vers la croix représentait une défaite, aujourd’hui elle est victoire. C’est l’autre côté de la face, celle où le crucifix avec le Christ en croix, devient une croix vide. Il n’est évidemment plus sur la croix mais il est ressuscité. La croix vide me convient parfaitement. 

Le tombeau vide surprenant et inquiétant à la fois pour les femmes, est désormais réalité : pourquoi cherchez parmi les morts celui qui est vivant. Pour nous une réflexion : avons-nous besoin d’une tombe alors que nous sommes appelés avec Jésus à la vie éternelle ? On dit que la tombe peut être le repère consolateur pour la famille. Pour moi, personnellement, la vie m’est un gain et elle est éternelle. Jésus est allé au bout. Alléluia ! Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité !                                                            (Pasteur Didier Meyer)

 

Lectures du jour : Actes 10. 34-43 – Colossiens 3.1-4- Marc 16.1-8