14 mars
L’entrée de Jésus à Jérusalem n’est pas perçue de la même façon par les disciples que Jésus lui-même se la représente. En effet, cette entrée triomphale a fait travailler l’imaginaire et les disciples y ont peut-être vu la libération prochaine de toute oppression et en premier lieu celle des Romains. Mais Jésus ne se berce pas d’illusion : le triomphe d’un jour peut devenir le cauchemar du lendemain. Il n’est pas venu pour s’opposer à un régime politique et militaire, il est venu porter la paix. Il est venu pour sauver les êtres humains. Et cela passe par sa mort, d’où l’allusion : « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruits » (Jean 12.24). Sa mort en croix donnera des fruits, et d’autres fruits de triomphe : la victoire sur toutes les forces du mal et de la mort. Ainsi Jésus peut se laisser tomber entre les mains du Père, même si le chemin sera long et difficile. Tout cela est réalisé pour moi, par pure grâce. (Didier Meyer)
Prions :
Jésus, comme toi je peux me comparer à un grain de blé qui tombe en terre et qui meurt. Comme toi qui t’es laissé tomber dans les mains de notre Père céleste, moi-aussi, je peux me laisser tomber et me savoir accueilli. Je suis entouré de la vie divine pour m’ouvrir, pour ôter ma coquille, pour que naisse la vie nouvelle et que des fruits mûrissent.
Toi, mon Dieu, comme la terre, tu vas me couvrir et me protéger, et je me lie avec toi pour que je puisse m’enraciner en toi et pour que je puisse grandir jusqu'à rejoindre le ciel. Mes racines, même les plus petites, vont trouver place dans tes strates les plus profondes. Amen.
(Silke Bartel)