27 mars
La tension monte encore d’un cran entre Jésus et les chefs religieux (Jean 11.45-57). Il est vrai que Jésus sort d’un acte miraculeux que seul lui peut accomplir, il a ressuscité Lazare qui était mort (Jean 10.1-42). Mais ce n’est pas la personne de Jésus qui a accompli ce miracle, c’est Dieu en lui, qui l’a accompli. Ce miracle éveille l’intérêt des foules et ses adversaires craignent une répression romaine, « si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation » (Jean 11.48). Je ne pense que les Romains étaient le dernier de leur souci ; le souci était qu’ils perdaient leur hégémonie sur le peuple. Sûrement ne voulaient-ils pas avoir du sang sur leurs mains. Il s’agit de trouver un prétexte pour pouvoir mettre la main sur Jésus. Jésus monterait-il à Jérusalem pour les fêtes de Pâques ? Cela pourrait créer des remous…pas bien vu pour une fête d’une si grande importance. Pour ses adversaires, il reste à attendre le bon moment pour s’emparer de lui. Jésus a-t-il été averti ? L’Évangile nous dit que Jésus surveille ses déplacements et évite la confrontation directe (Jean 10.54). Ce texte nous rappelle le côté sombre de notre humanité. Jésus a du succès. Et son succès dérange, il faut donc trouver un moyen de l’éliminer. Comment nous-mêmes réagissons-nous au succès de nos amis, de nos collègues, de notre voisin ? Mon bonheur est celui de ceux que j’aime. Pouvons-nous adhérer aisément à cela ? (Didier Meyer)
A méditer :
L’autorité des hommes, leurs lois, leurs jugements, leur justice l’ont décidé ainsi. L’intérêt général commande : Jésus doit mourir. Mais la parole du Seigneur pourrait-elle s’éteindre à jamais ? Qu’en pensez-vous, que ferons-nous demain, serons-nous à ses côtés ? (Chemins de Pâques 2018)