11 avril
Quand une personne vous pose trois fois la même question, on peut supposer que la personne qui pose la question cherche à entendre les réponses qui lui conviennent. Ou alors elle les pose parce qu’elles lui tiennent à cœur. Ou encore qu’elle veuille que son interlocuteur perçoive vraiment le sens de ses questions et réfléchisse sur ses réponses. Par trois fois, Jésus pose cette question à Pierre : « M’aimes-tu ? » (Jean 21.15-19). Nous nous souvenons de Pierre dans la cour du grand-prêtre affirmant haut et fort qu’il ne connaissait pas Jésus avant que le coq ne chante trois fois. Après avoir renié, trébuché et pleuré sur sa faute, il peut désormais restaurer cette relation avec Jésus. En d’autres termes, Jésus dit à Pierre : Es-tu digne de ma confiance sans me trahir, sans mentir ni me renier ? Pierre s’agace un peu de ces questions mais Jésus sait pourquoi il les pose. Il sait l’être humain fragile, pas toujours honnête. Jésus donne son cœur en aimant au-delà de la trahison et du reniement. Cet épisode à la fin de l’Évangile doit nous faire réfléchir sur l’amour de Jésus et cet amour que nous avons à partager. Quant à Pierre, il est choisi pour le Christ pour proclamer sa parole. Il lui a pardonné son reniement et il l’appelle à sa suite tel qu’il est. (Didier Meyer)
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Prions avec le cantique :
C’est toi qui donne au monde un avenir si beau et ta promesse fonde l’espoir d’un renouveau. Dans la vie de tout homme, tu es le compagnon, et la joie la plus vive demeure dans ton nom. (Arc en Ciel 311)