20 avril
Qu’attendons-nous de nos dirigeants ? Ces derniers mois, ils ont été mis à dure épreuve devant la pandémie et sur la manière de la gérer. Ils se sont exposés aux critiques, à la suspicion. Ce qui est sûr, je n’aurai pas voulu être à leur place. J’ose penser qu’ils ont fait au mieux. Dans le livre d’Ézéchiel, il est question de faux et de vrais bergers. En fait le prophète ne voit qu’un seul vrai berger : le Seigneur, l’Éternel. Je relis avec plaisir ceci : « J’irai à la recherche de celle (la brebis) qui est perdue, je ramènerai celle qui s’est égarée, je panserai celle qui est affaiblie » (Ézéchiel 34.16) Un très beau programme social ! A l’époque du prophète, on ne regardait pas non plus sur les pauvres, les faibles et les blessés. Les préférences nationales ont mis le peuple en danger. Un dirigeant européen avait promis dans sa campagne électorale « zéro pauvre ». Simple promesse ou véritable engagement, je vous laisserai juge. L’engagement de Dieu lui n’est pas une promesse électorale ; c’est un vrai souci, une vraie préoccupation. Il ne peut concevoir qu’une de ces créatures comme faible et délaissé. Les petits méritent un peu plus de respect. Ma grand-mère paternelle, Sophie, était communiste. Pas le communisme des partis mais le communisme pratique, celui qui revendique un minimum de respect pour les travailleurs et les pauvres. Je pense qu’elle a été déçue par la tournure des événements. Mais sa conviction est restée : défendre le plus faible dans la société. Ce qui vaut pour la société vaut pour la communauté chrétienne : est-ce que nous défendons et soutenons toujours le plus faible d’entre nous ? (Didier Meyer)
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Prions :
Nous te prions aussi pour ceux qui dirigent le pays, les régions et les communes. Fais que leur gestion soit conduite par la justice et la vérité́.
Nous te prions pour les mauvais bergers, pour ceux qui négligent leur travail ou qui profitent de leur situation. Change et convertis les cœurs et ramène sur le chemin ceux qui se sont égarés. Amen. (Yves Kéler)