30 avril
Pour clôturer le mois, je vous propose une petite rétrospective. Il y a eu deux événements qui apparemment n’ont aucun lien entre eux. Tout d’abord le plus récent. L’immense théologien suisse Hans Küng est décédé le 6 avril dernier. Pour la petite anecdote, j’ai fait sa connaissance par le livre « Dieu existe-t-il ? » que mon père avait dans sa bibliothèque et dont il était admiratif de son témoignage courageux. Dans le quotidien Le Temps du 10 avril, le professeur genevois Michel Grandjean écrit : « il était toujours prêt à mettre le doigt où ça fait mal dans les structures ecclésiastiques et dans les constructions dogmatiques héritées du passé » et pour ajouter : « la vraie religion ne s’identifie pas simplement au christianisme, c’est celle qui promeut la véritable humanité et qui respecte en conséquence la dignité et les valeurs humaines fondamentales. » On peut comprendre que ces positions aient soulevées de vives réactions dans les milieux d’Église, qui ont oublié que Hans Küng a toujours mis sa foi Jésus le Christ en avant.
Le 18 avril nous avons célébré un anniversaire. Martin Luther est convoqué à Worms pour s’expliquer devant l’empereur Charles Quint. Il lui est demandé le 17 avril 1521 de se rétracter. Demandant un délai de réflexion, Luther prononce le lendemain, un discours dans lequel il affirme ceci : « A moins qu’on ne me convainque de mon erreur par des attestations de l’Écriture ou par des raisons évidentes- car je ne crois pas au pape ni aux conciles seul puisqu’il est évident qu’ils se sont souvent contredits- je suis lié par les textes de l’Écriture que j’ai cités et ma conscience est captive de la parole de Dieu ; je ne peux, ni ne veux me rétracter en rien, car il n’est ni sûr, ni honnête d’agir contre sa propre conscience. » Martin Luther citera même cette parole de Jésus : « Si j’ai mal parlé, explique-moi ce que j’ai dit de mal » (Jean 18.23). C’était il y a 500 ans. Luther sera mis au ban de l’empire le 26 mai 1521. Hans Küng sera interdit d’enseignement. Mettre le doigt là où ça fait mal : critique ou réforme ? A vous de vous faire une idée. (Didier Meyer)
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Prions :
Tu nous appelles à témoigner de toi, à nous mettre au service de ton projet d'amour,en découvrant ainsi la joie de donner, la joie de pardonner, la joie de bâtir ensemble ce monde, où frères et sœurs, se reconnaissent comme de vrais disciples, qui t'ont choisi comme maître de vie. Apprends-nous à être des témoins humbles et sincères, mais aussi, visibles et ardents pour qu'on sache découvrir, dans nos gestes et nos paroles, le vrai visage du Père, que tu es venu nous révéler. Amen. (Anonyme, source : internet)