4 mai
Enfant, je prenais place pendant le culte à côté de H.S. Il était présent au culte chaque dimanche. Quand il chantait, je devais me retenir de ne pas rire tellement c’était faux. Aujourd’hui je ne le remercierai jamais assez de m’avoir fait comprendre une chose. Il m’a appris à chanter sans complexe, de tout mon cœur, de toute ma force. Dieu entend même les chants qui sonnent faux. Ce n’est pas la qualité qui importe, car c’est bien ce qu’on a dans le cœur qui a de l’importance. « Chantez pour le Seigneur de tout votre cœur », écrit Paul aux Colossiens (3.16). Le chant a eu sa place et les chrétiens chantaient à fond sans se soucier de la qualité, se sachant remplis de l’Esprit de Dieu. Vers la fin du VIIème siècle à Rome, le chant s’est en quelque sorte professionnalisé avec la création de la Schola Cantorum (école de chant), destinée à former des chantres d’Eglise. Paul n’a jamais dit qu’il fallait chanter juste, il demande à ce que Dieu soit loué et célébré par un chant venant de notre foi intérieure, de notre cœur. Je ne tiens pas à ce que les cultes deviennent des concerts. Il m’importe que Dieu soit loué, quelle que soit la qualité et la justesse du chant. (Didier Meyer)
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Prions
Dieu de vie, tu nous appelles à être louange au milieu de la terre et à nous accueillir les uns, les unes, les autres comme un don de ta grâce. Que ton regard d’amour posé sur chaque personne nous ouvre à nous accueillir réciproquement tels que nous sommes. Amen. (Communauté de Grandchamp, janvier 2021)