10 mai
Les Protestants en général ne lisent pas les livres dits « Apocryphes ». Martin Luther aurait pu dire, on peut les lire pour notre culture personnelle. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui nous faisons un détour dans le Siracide, ou «l’Ecclésiastique » avec cet extrait : « La prière des humbles pénètre jusqu’au ciel ; jusqu’à ce qu’elle arrive à Dieu, elle ne prend aucun repos, elle ne renonce pas avant que le Très-Haut intervienne » (Siracide 35.21).
Ce qui veut dire, que chaque prière retient l’attention de Dieu. Parler à Dieu c’est remettre un cahier de doléances qui sera lu et suivi par Dieu. Parler à Dieu, c’est savoir que même une simple parole, impossible à réaliser, trouve un écho. L’auteur insiste sur ceux qui n’ont jamais d’écoute et qui ont avec Dieu la certitude d’un traitement juste et équitable, sans préférence. Dieu entend même les protestations (Siracide 35.39). Ce qui veut dire, que devant Dieu toute prière est permise. Alors prions et prions encore, sans nous gêner. (Didier Meyer)
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Que notre prière porte les personnes malades et leurs familles, les endeuillés, les soignants qui se donnent sans compter. Que notre prière porte aussi tous ceux qui ont peur de la maladie, de la mort, tous ceux qui sont dans l’angoisse de perdre leur travail. Que cette épreuve révèle des trésors de solidarité́ et d’entraide. Que Dieu vous garde et vous assure de sa présence ! Amen. (Andreas Fuog)