« Maître que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ? » En deux récits, Luc illustre la réponse : le Bon Samaritain pour « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » et le récit de Marthe et Marie pour « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ».

Ce contexte valorise l’hospitalité et l’engagement de Marthe. Mais il invite à aller plus loin : pour avoir une « vie au goût d’éternité » l’action doit s’enraciner dans l’écoute de Dieu ou la présence à Sa présence.

Nos actes éviteront alors les travers de Marthe : Le terme utilisé pour « s’affairer » exprimer qu’elle était « tiraillée de toutes parts », « absorbée », voir même « distraite ». Ce verbe contient les sens complémentaires de s’extraire d’une réalité, de ne plus être dans le moment et d’être absorbée par une ou plusieurs autres. D’être nulle part, parce que trop dans partout à la fois.

Très impliquée, très affairée, dans le stress et l’action, dans le souci et l’inquiétude, Marthe devient amère, accusatrice :

A la place de la paix que le service de Jésus pouvait apporter, surgit l’accusation. Là où la grâce était censée surabonder, c’est le jugement qui intervient.

« Marthe, Marthe » dit Jésus. Et cette double mention du nom exprime l’affection que Jésus porte à Marthe.

« Marthe, Marthe. Tu t’inquiètes et t’agites pour bien des choses. » Il n’y a pas de reproches dans ces paroles, un simple constat.

Jésus veut soulager Marthe de ce qui, dans son activité, lui ôte la joie et le rayonnement.

Sentir qu’« vant de servir, nous devons accepter d’être servis par le Christ »

Etre présent à la présence de Dieu.

Se centrer sur Celui qui nous donne notre identité.

S’arrêter sur la relation qui nous nourrit en profondeur.

S’inspirer de la relation qui donne un sens à nos engagements.

Etre à l’écoute du Christ dans nos actes quotidiens

Qu’il puisse en être ainsi pour chacune et chacun d’entre nous.