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Verset du dimanche 18 septembre

« C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés. Demeurez fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. »

(Galates 5,1)

Seigneur et maître de ma vie

La célèbre devise anarchiste proclame : « Ni Dieu ni maître ».

C’est pourtant une totale illusion. Le siècle des Lumières et l’humanisme ont érigé la liberté individuelle en fondement absolu, et surtout a laissé entendre, que l’humain pourrait être son propre maître (et le maître de tout, y compris de la Création et libre même de la saccager). Pourtant si chacun examine sa propre vie avec honnêteté il se rendra compte qu’en réalité nous sommes asservis par beaucoup d’autres réalités, et que nous ne sommes nous-même maîtres de pas grand-chose, mais esclaves de beaucoup de choses. Jésus dans l’Évangile que nous avons entendu nous rappelle que l’argent peut-être un maître qui nous tient en esclavage. Mais il y en a d’autres :  le trio de tête des maîtres qui veulent nous rendre esclaves, l’argent, le sexe, le pouvoir. Si on doute de la maîtrise de ces choses sur nous, pensons simplement à toutes les fois que nous disons cette phrase : « c’est plus fort que moi ». Si c’est plus fort que toi, alors il faut reconnaître que cette chose a eu la maitrise sur toi. Et quand cela devient régulier, et que c’est toujours et systématiquement que fort que toi… alors ça veut dire que c’est devenu ton maître, et toi tu es à son service. En langage spirituel, tout ce qui prend la place de Dieu et se rend maître de nous, c’est ce que la Bible appelle une idole. L’idole c’est ce qui est mis à une place illégitime. Sous quelle Seigneurie est-ce que je place ma vie ? Voilà la question fondamentale. Et qu’on soit croyant ou non d’ailleurs : qui ou quoi est le maître de ma vie. Dieu dit : « Tu ne te feras pas d’idole devant ma face. » (Exode 20) Tu n’auras pas d’idoles devant moi, cohabitant avec moi, tu n’auras pas plusieurs maîtres, moi et d’autres. Pourquoi ? Parce que ce que n’est pas possible : on ne peut pas en avoir deux sans être sans cesse tiraillés, divisés, partagés. Être partagé ou divisé, en grec va donner un mot français : hypocrisie. L’hypocrite c’est celui qui est double, et qui sert les intérêts de deux maîtres. L’autre chose, c’est que tout autre maître ne cherche pas le service, mais l’asservissement. Pour le dire autrement, ces maîtres illégitimes cherchent à nous rendre esclave. Avoir le Christ pour maître c’est entendre cette parole : « Je ne vous appelle pas esclaves mais amis. » (Jean 15) C’est une bonne nouvelle, se mettre sous la Seigneurie du Christ est libérateur. Jésus Christ nous sort de nos esclavages, et nous donne la force de résister à tout ce qui cherche à nous ré-asservir.  (Ludovic Papaux)

Citation du dimanche 4 septembre 2022

« L’amour est la préférence suprême que j’ai pour une autre personne, englobant tous et tout dans cette préférence » 

(Oswald Chambers)

Verset du dimanche 4 septembre 2022

« Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. » 

(Romains  5, 8-10)

” Dieu est amour ” (1 Jean 4, 8)

On répète ce verset parce qu’on le trouve souvent très beau. Mais sans forcément réaliser qu’il s’agit d’une immense provocation adressée au monde. « Dieu est amour. » Le dire suscite certainement un éclat de rire moqueur ou un éclat de colère violent chez des millions de nos contemporains. Il y a tant de choses qui semblent dire le contraire ! Si Dieu est amour… alors pourquoi ceci pour quoi cela ? Tant de vies brisées semblent contredire l’existence même de l’amour. C’est un verset facile à dire en période de paix, de prospérité… c’est plus difficile quand tous les événements le démentent. Mais c’est précisément quand, à ce moment-là, une personne parvient à dire que : « Oui, Dieu est amour », qu’elle dit quelque chose de simplement révolutionnaire. Cette personne proclame une découverte que le monde ne connaît pas. Et c’est bien ce que dit la lettre de Jean : le monde ne connaît pas Dieu parce qu’il ne connaît pas son amour. En vérité ce que le monde le connaît pas, c’est l’amour de Dieu au cœur du malheur, en dépit du malheur, au cœur de la tempête. L’amour des temps heureux, ça ce n’est pas un problème. Dieu est amour même quand rien ne va. Et heureusement que la fidélité de Dieu fait qu’il est amour même quand rien ne va. Parce que sinon nous ne le recevrions jamais…  Dieu n’a pas attendu que tout soit au beau fixe pour dire son amour. Au contraire il le fait dans la pire situation : au cœur du péché de l’humanité. Et où de manière ultime ? Sur la croix qui est la mise en lumière de l’horreur du péché de l’humanité.  Là Jésus crie au monde : Dieu est amour… jusque-là il est amour ! Si Dieu est amour jusqu’à la croix… alors à plus forte raison dans toutes les autres situations que nous traversons. Le théologien Oswald Chambers écrit que « l’amour c’est la préférence suprême que j’ai pour une autre personne, englobant tout. » Cela doit nous amener à nous questionner sur notre amour pour Dieu. Est-ce que j’aime Dieu pour tout ce qu’il est ? Est-ce que Dieu a ma préférence en toute chose dans ma vie ? Est-ce que Dieu a ma préférence même quand tout dans le monde me dit que j’ai tort de mettre en lui ma confiance ?

Zone de Texte: Textes du jour : Esaïe 54, 4-10 / Romains 5, 5-10 / 1e lettre de Jean 4, 7-10

Dieu a prouvé son amour pour nous. Pour sa part c’est fait. Et nous… comment prouverons-nous notre amour pour Dieu ? A quoi le monde reconnaîtra-t-il que nous aimons Dieu ? Quand nous manifesterons notre préférence suprême pour lui, qu’il sera l’objet de toutes nos pensées, de tous nos choix, de tous nos projets, de toute notre vie. Dieu prouve son amour pour nous en ceci : le Christ est mort pour nous. Prouvons notre amour pour Dieu en ceci : vivons entièrement pour le Christ.