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Prière dimanche 26 juin 2022

Ouvre mon cœur Seigneur, ouvre-le à ta Parole.

Casse la dureté des mottes de terres et viens renouveler la terre que je suis quand elle a été piétinée et écrasée. J’ai été marqué par le signe baptême comme ta propriété exclusive, Seigneur. Renouvelle-en moi la grâce de ce baptême pour que je retrouve toute ma perméabilité à ta Parole et chasse les oiseaux importuns qui cherchent à l’arracher loin de moi. 

En entends ta voix, je t’ouvre grand la porte de mon cœur Seigneur. Viens y faire ta demeure par le Saint-Esprit. Amen.

Citation du dimanche 26 juin 2022

« Au fond c’est l’incapacité ou la difficulté à aimer Dieu de tout son cœur que Jésus déplore. La surdité de l’être humain, sa mauvaise disposition ou son apathie, rendent l’initiative de Dieu inefficiente. » 

Verset du dimanche 26 juin 2022

« Voici, dit le Seigneur, je me tiens à la porte et je frappe. SI quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai le repas avec lui et lui avec moi. » (Apo 3, 25)

« Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. » (Héb 3, 15)

Série sur la parabole du semeur : Le chemin est les oiseaux

Le premier obstacle qui empêche la semence de pousser c’est que le terrain qui était censé être de la bonne terre est devenu un chemin bien tassé et complétement stérile. C’est un terrain sur lequel tout le monde a marché, un terrain qui n’a pas été clôturé pour que seul le propriétaire légitime y ait accès. Le baptême est justement un acte de revendication de notre vie par Dieu et en même temps l’acte par lequel nous octroyons à Dieu un titre de propriété sur notre vie. Le baptême scelle par ce geste l’offre à Dieu de notre vie et l’acquisition qu’en fait Dieu au travers du don de Jésus Christ. Au baptême, Dieu nous dit, comme il a dit à Jésus : tu es mon fils, ma fille bien-aimée. Il nous adopte. Et en nous adoptant il nous marque par le baptême d’une marque qui dit que nous sommes à lui et que nous ne sommes pas une place publique. L’Ancien Testament nous dit à plusieurs reprises que Dieu est un Dieu jaloux.  Quand il a un terrain il n’accepte pas que d’autres cherchent à se l’approprie. C’est la même chose avec nous. Quand nous appartenons à Dieu, il ne tolère pas qu’on se fasse marcher dessus et piétiner. Ce terrain piétiné, son problème c’est que n’étant plus revendiqué, il est à tout le monde et à personne. Il devient ensuite tellement dur que la graine semée ne peut plus y entrer. Et alors les oiseaux viennent et emporte les graines. Et du coup rien ne pousse. La fermeture du cœur à Dieu fait que rien de ce que Dieu veut faire pousser ne peut fructifier. Cela reste spirituellement stérile.

Dieu nous a donné la liberté comme une faculté de notre nature humaine, une liberté que Dieu respecte au point d’accepter même que nous utilisions notre liberté pour le rejeter, pour l’ignorer, pour nous passer de Dieu toute notre vie. Mais quand utilisant cette liberté, le cœur se ferme à Dieu, Dieu reste dehors. Lorsqu’il n’est pas invité, Dieu n’entre pas. Dieu nous fout la paix quand on ne veut pas de lui. Il a un infini respect de notre liberté. Quand, même ayant été baptisé, on lui signifie qu’il n’a rien à faire sur notre terrain, dans nos vies. Il nous laisse. En revanche d’autres n’auront pas le même respect. Il y en a d’autres qui viendront sans y être invités : les oiseaux qui mangeront les graines de la Parole semée par Dieu.

Mais la bonne nouvelle c’est que même si notre indifférence à Dieu nous conduit à lui fermer l’accès à notre cœur. Dieu continue de se tenir à la porte. Et quand on lui ouvre, Dieu revient : et le semeur chassera les oiseaux et il se remettra à labourer le sol pour le rendre à nouveau perméable. Dieu veut rendre nos vies à nouveau perméables à la Parole de Dieu, comme elles l’étaient toutes, comme elles l’étaient au commencement. Aujourd’hui entends Dieu qui frappe à la porte de ton cœur. Laisse-le reprendre ce terrain qui est à lui, qui lui appartient, dont il est le seul propriétaire légitime. « Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas votre cœur » (Héb 3,15. Aujourd’hui si la Parole de Dieu est semée dans ton cœur, accueille-la, comprends-là, retiens-là et alors Dieu pourra la faire pousser et la faire fructifier en toi, pour toi et pour les autres. Amen.

Prière du dimanche 19 juin 2022

Jésus-Christ, tu nous envoies pour porter beaucoup de fruits :
Ton amour, ta paix, ta joie, tous les fruits de ton Esprit ;
Mais vers toi nos bras s’élèvent tels des sarments décharnés :
Renouvelle en nous la sève, vois ta vigne desséchée !

Notre cœur est sec, ô Père, comment pourrions-nous aimer ?
Sans consolation, nos terres n’ont plus que leur volonté. 
Révoltés par l’injustice de ce monde d’oppression, 

d’inutiles sacrifices, où trouver la compassion ?

Fais descendre ta rosée, oui, ta pluie, ô Saint-Esprit !
Père de miséricorde, viens répandre en nous l’amour :
Que ta grâce nous accorde Pentecôte chaque jour ! (Alléluia 36-09)

Citation du dimanche 19 juin 2022

“La bonne terre, c’est nous aussi parfois, heureusement, chaque fois que la Parole produit une œuvre de Dieu en nous, à travers nous. Ce n’est pas nous qui produisons cette œuvre, mais Dieu ; nous ne faisons que la « porter », comme le précise bien Jésus. C’est un immense honneur que cette Parole qui à elle seule a été capable de créer le ciel et la terre, produise en nous quelque fruit avec notre collaboration. Quel honneur et quel chemin d’humilité car il nous est demandé non de produire du fruit, mais seulement de le « porter », pas pour nous mais pour le semeur. 

(Philémon de Gaza, VIe siècle)