Inspirations

TAGS

Verset du dimanche 19 juin 2022

« Certains reçoivent la semence dans de la bonne terre ; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit :  trente, soixante, et cent pour un. » (Marc 4,20)

Série sur la parabole du semeur: la bonne

Au commencement Dieu créa l’être humain à son image et sa ressemblance reste encore un processus à accomplir. On a parfois tendance en écoutant cette parabole du semeur à mettre en cause le semeur lui-même. Il est un peu bête de semer sur un chemin, sur le sol rocailleux, ou au milieu des épines. Ce serait de sa faute parce qu’il ne sait pas viser. Il peut sembler qu’il la gaspille, mais quand nous découvrons que nous sommes nous-même ces terrains là nous nous mettons à y voir de la générosité. Mais le semeur avant de semer avait pourtant préparé de la bonne terre. Là où il sème c’était initialement de la bonne terre fertile. Pour lui ce n’était pas d’abord un chemin, c’était de la bonne terre qui est devenue chemin aride. Ce n’était pas un sol pierreux, c’était de la bonne terre avant que celle-ci ne s’érode. Il n’y avait pas d’épines à l’origine, le terrain était propre. Dans sa vision… c’était de la bonne terre qu’il avait préparée. Dieu a créé l’être humain à son image et selon sa ressemblance. Il l’a créé bon, et toutes les conditions étaient donc réunies pour cela porte du fruit. 

Porter du fruit c’est d’ailleurs la mission première et fondamentale que Dieu attribue à l’être humain dès le 2e chapitre de la Genèse. C’est le tout premier commandement qu’on trouve dans la bible : « fructifiez ! ».

Porter du fruit c’est notre mission, c’est notre vocation. La bonne terre qui peut fructifier, c’est une terre qui se laisse aussi irriguer par Dieu, et au besoin de laisse labourer. C’est une terre vivante, mais surtout accueillante. Nous avons la description de cette bonne terre de la parabole selon les trois évangiles.

Matthieu nous dit que la bonne terre « entend et comprend la Parole de Dieu » 

Marc nous dit que la bonne terre « entend et accueille la Parole de Dieu »

Luc nous dit que la bonne terre « entend et retient la Parole de Dieu ».

Et dans tous les cas, elle porte ensuite du fruit. Voilà les caractéristiques de la bonne terre. C’est celui qui entend, comprend, accueille et retient la Parole de Dieu. Et quand elle pousse cette parole se met à porter du fruit.  Et quels fruits ? 

Ceux de l’Esprit… Il n’y a pas de ressemblance au Christ sans le travail de l’Esprit Saint en nous. C’est lui qui permet que la bonne terre se mette à porter du fruit.

Dieu veut et Dieu va refaire de nous de la bonne terre. Il va continuer de semer, il va retravailler le terrain parce qu’il s’attend à ce que ça pousse.   

Citation du dimanche 29 mai 2022

L’ivraie doit pousser avec le bon grain jusqu’à l’heure de la moisson, mais qui racontera les souffrances qu’elle impose au bon grain. (Léo-Paul Desrosiers)

Prière du dimanche 29 mai 2022

C’est vrai Seigneur, en nous se côtoient le bon grain et l’ivraie,

Le bon grain de ta Parole et l’ivraie 

                                      De nos plaintes et de nos craintes,

                                      De notre égoïsme et de nos avarices,

                                      De nos peurs et de notre torpeur,

                                      De notre sécheresse et de nos petitesses,

                                      De notre cupidité et de nos méchancetés.

Alors Seigneur pardonne nous, et ne laisse pas notre ivraie étouffer le blé de ton Evangile. Accorde-nous d’accueillir le bon grain de ta Parole, de le cultiver et de le laisser croitre en nous.

Verset du dimanche 29 mai 2022

« Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. » (Matthieu 13, 24-26)

« Trier entre le bon grain et l’ivraie » 

La célèbre parabole du bon grain et de l’ivraie ; une plante qu’on appelle aussi zizanie et qui donnera l’expression française « semer la zizanie. » Une première remarque concernant l’ivraie. L’ivraie, ou la zizanie, est une plante qui ressemble au blé. Pour un œil novice en agriculture, la pousse de blé ou la pousse d’ivraie ne sont pas facile à différencier : déjà quand les grains sont là elles se ressembles, mais à l’état de pousses elles sont pratiquement méconnaissables. Cela peut être assez grave de les confondre car l’ivraie est une plante toxique.

L’ivraie dans notre texte apparaît tout d’abord comme une anomalie dans le paysage, et d’ailleurs les serviteurs s’étonne de la présence de l’ivraie dans le champ : « Maître, n’avais-tu pas semé du bon grain ? D’où vient cette mauvaise herbe ? ».

Et le maître confirme qu’effectivement il n’a pas semé l’ivraie mais uniquement du bon grain. Dans le monde le mal apparaît donc comme une anomalie par rapport à la création que Dieu a voulue.

Trois invitations pour nous ce matin à l’écoute de ce texte :

  1. Changer de regard sur Dieu : il n’est pas celui qui sème la zizanie dans ce monde, il n’est pas celui qui génère le mal.
  2. Changer de regard sur les autres : je ne suis pas compétent pour dire qui mérite le ciel et qui ne le mérite pas. Je ne suis pas compétent pour éliminer de ce monde ceux que je considère comme des méchants. Ce n’est pas dans mon cahier des charges de chrétien, et tout fanatisme doit rester totalement étranger à la foi chrétienne. Cependant je ne dois pas non plus tolérer le semeur de l’ivraie. Je ne dois pas accepter qu’il vienne gâcher l’œuvre de Dieu en moi.
  3. Changer de regard sur moi : je suis appelé à discerner d’abord dans mon propre jardin, dans ma propre vie quelles sont les mauvaises herbes que je cultive. Car s’il y a un semeur d’ivraie, c’est moi ensuite qui arrose cela. Et je dois aussi discerner quelles sont les mauvaises herbes que MOI je sème à l’extérieur dans le champ des autres. Je dois aussi avoir l’humilité de reconnaître que le jugement des cœurs ne m’appartient pas, alors même que j’ai tellement envie d’aller arracher l’ivraie.

Texte du jour :  Matthieu 13, 24-43