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Versets du dimanche 30 juin 2024

« Pierre, voyant donc Jean, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »

Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »                                                        (Jean 21, 21-22)

« Toi, suis-moi ! » (Jean 21,22)

Le livre des Juges (chap. 6) raconte l’appel de Gédéon. Gédéon nous ressemble tellement…. Alors même que Dieu l’appelle d’une manière très encourageante « Debout vaillant guerrier », voilà Gédéon qui commence à questionner Dieu. Oui mais…. Combien de fois est-ce que nous aussi nous disons « oui mais… » dans notre prière ? On s’invente toutes sortes de problèmes, alors que Dieu lui, dans son appel, ne les considère pas. Comme si Dieu ne voit pas les problèmes tant il est orienté vers les solutions. Dieu nous appelle, nous, et il nous donne-même une promesse incroyable : « Je suis avec toi, vaillant guerrier ! » Mais nous préférons regarder aux autres plutôt qu’à nous-même. Gédéon fait de même : il met en doute la promesse de Dieu : « Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ? … » Mais la complainte de Gédéon… est interrompue. Dieu coupe la parole à Gédéon. Dieu ne le laisse pas finir, il coupe court à cette prière qui trahit simplement un manque de foi. Le Seigneur regarda Gédéon et lui dit : « Va avec la force qui est en toi. » Il recentre Gédéon sur son propre appel. Comme si Dieu lui disait… arrête de considérer ce qui t’entoure ou les circonstances ou les autres autour de toi… va avec la force que tu as. C’est toi que j’appelle, c’est à toi que je parle là. C’est aussi ce que Jésus a fait avec l’apôtre Pierre. Jésus appelle Pierre, mais Pierre voyant Jean, il dit : « et lui alors ? » La réponse de Jésus ne tarde pas : « Que t’importe, toi suis-moi ! », en résumé : mêle-toi de tes affaires ! Toi suis-moi.

Nous aimons tellement nous pencher sur la vie des autres, sur ce qu’ils font, et comment ils le font. Cela nous déculpabilise de nos propres manques. Et peut-être encore plus en Église, où on a cette tendance à croire qu’on sait mieux que les autres ce qui est bon pour eux. Est-ce que nous nous croyons suffisamment irréprochables pour formuler des reproches aux autres ? Chez les Pères du désert, certains frères préféraient s’accuser eux-mêmes des péchés des autres pour ne pas dévoiler la faute de leurs frères. Voilà la vraie miséricorde, s’accuser soi-même plutôt que pointer du doigt les manques du frère. Quand nous commençons à regarder les autres, Jésus vient nous recentrer : « Que t’importe ! … toi sois-moi ! »  Toi, corriges-toi toi-même ! Toi, regardes en face tes propres infidélités au lieu de mettre en lumière celles des autres. Toi, occupes- toi de rayonner de la lumière du Christ ! Toi efforces-toi d’être une source d’encouragement pour les autres et non de plainte. Toi laisses-toi transformer par le Christ. Efforce-toi de laisser le Christ transparaître en toi, et alors Dieu pourra t’utiliser pour attirer d’autres Hommes. Concentre-toi sur ta propre vie spirituelle, et alors tu seras utile au Royaume de Dieu. Ne soyons pas découragés ! Au contraire, c’est une bonne nouvelle ! Nous avons à cultiver notre propre relation à Dieu, nous occuper de nous débarrasser de nos propres maladies spirituelles, de marcher vers notre propre sainteté. 

Dieu nous renouvelle sa promesse et il t’appelle, toi ! « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! … Je suis avec toi, va avec la force que tu as. » « Toi, suis-moi ! »

Textes du jour :  Juges 6, 12-14 / Romains 2, 1-6  / Jean 21, 18-22

Prière du dimanche 23 juin 2024

« Seigneur Jésus, maître des vents et de la mer, ce n’est pas dans une barque aujourd’hui que nous vivons des tempêtes, mais bien plutôt dans la fragilité de nos existences, où les flots et les vents se liguent pour nous faire sombrer, dans nos relations professionnelles, familiales ou amicales. Mais il en va de même aussi dans la fragile embarcation de mon cœur, où les pensées mauvaises se déchaînent en tempête pour m’engloutir dans les ténèbres angoissantes. Seigneur Jésus, maître des vents et de la mer, nos tempêtes aujourd’hui prennent aussi une toute autre ampleur ; elles frappent nos Églises entières par de honteux scandales, et même toute la terre par de nouvelles épidémies et par l’inquiétant réchauffement de notre planète. Tout cela vient grossir les tempêtes de notre cœur ; tout cela nous fait mesurer combien nous sommes toujours aussi fragiles et combien l’angoisse alimente notre peur de mourir. Nous sommes tout aussi désemparés et démunis que les disciples. Et notre foi est aussi fragile et misérable que la leur. Et pourtant tu es là, humblement présent dans notre barque, celle de notre vie, de notre Église et de notre terre. Tu es là, toujours aussi humble et aussi souverain, capable de maîtriser chacune de nos tempêtes par ta seule parole. Béni es-tu, toi le maître des vents et de la mer ; béni es-tu pour ta bienfaisante présence, discrète et souveraine. Dans ta grâce veuille pardonner notre manque de foi en ta toute puissance et accueillir nos prières où transparaissent nos doutes. Dans ta grâce, Seigneur Jésus, veuille aussi nous donner ton Esprit Saint, qu’il vienne fortifier notre foi et nous apprendre à prier ; qu’il ouvre nos yeux à ta présence en nos vies, présence pleine d’humble amour qui réchauffe nos cœurs et présence souveraines qui dépose en nous le grand calme. Que ton Esprit suscite aussi en nous la véritable et sainte crainte ; qu’il nous donne de nous prosterner en silence devant toi et de te contempler en d’adorant dans ton humble et souveraine beauté, nous t’en prions, toi notre Seigneur et notre Dieu, toi le maître des vents et de la mer, toi qui vis et règnes avec le Père et l’Esprit Saint, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

(Pasteur Daniel Bourguet)

Versets du dimanche 23 juin 2024

« Qui est-il celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent »   (Marc, 4. 41)

« C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. »    (Esaie 30,15)

« Passons sur l’autre rive. »

Pour les enfants, les jeunes et ceux qui travaillent à leur contact, l’été représente ce moment de passage d’une chose à l’autre : on change de classe, on change de maître, de maîtresse, de prof, on change peut-être d’école. Il y a ceux qui passeront au CO, ceux qui commenceront un apprentissage, une formation complémentaire, ou le collège. Il y a ceux qui entreront à l’université, partiront à l’armée, ou dans d’autres lieux de formation ou de travail. Bref… plein de passages. Chaque passage amène avec lui son lot de stress, inquiétudes, mais aussi excitation, impatience. Chaque changement vient parfois nous remuer, plus ou moins profondément d’ailleurs. Parce que l’inconnu est toujours un peu effrayant. On aime bien finalement le confort tranquille de l’habitude. Pour utiliser une image proche du texte de l’Évangile que nous avons entendu, nous aimons parfois bien les eaux tranquilles du port où tout est maîtrisé plutôt que l’inconnu d’une traversée par toujours calme. Jésus et ses disciples ont justement vécu une de ses traversées qui secoue dans tous les sens.  Il y a de l’incertitude, des soucis, et surtout beaucoup de peur. Les disciples se sentent mal, en danger, inquiets pour leur avenir. Et du coup ils ne voient que les problèmes autour d’eux. Le vent est trop fort, les vagues nous secouent trop, et puis il fait nuit, on ne voit pas où on va, et on est mouillés, il y a de l’eau dans le bateau… Les disciples orientent toute leur attention sur ce qui ne va pas comme ils veulent, ils paniquent parce qu’ils voient des problèmes et des soucis (réels ou non) tout autour d’eux. Cela devient le centre de leur préoccupation et du coup ils se sentent mal. Jésus lui-même pose ce constat :  « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Il faut tout de suite lever un risque de malentendu. Jésus n’est pas en train de faire la morale, ce n’est pas pour rabaisser les disciples, ou les évaluer.  Il faut le comprendre au sens médical. Jésus comme un médecin va poser un diagnostic. Redoutable diagnostic du Christ qui comme un médecin voit ce qui coince : Vous êtes angoissés parce que vous donnez plus d’importance à la peur qu’à la foi. Vous n’allez pas bien parce que vous portez votre attention se porte sur ce qui vous fait peur, parce que vous manquez de foi. La foi, ne considère pas d’abord les problèmes, elle ne se laisse pas submerger par les soucis, elle s’oriente immédiatement vers la solution. Et la solution est là depuis le début…« Jésus dormait sur le coussin à l’arrière du bateau » Dans toutes les traversées, de nos existences, une seule chose compte. Avons-nous pris Jésus dans notre barque ? Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de tempête, ni que ça ne fait pas peur. Mais Jésus calme la tempête pour nous permettre de continuer la traversée. Ne laissons pas nos soucis prendre toute la place, ni les problèmes que nous nous inventons, ne portons plus notre attention sur les vagues environnantes, mais sur la solution. Jésus est là. Il nous redit à nous aussi cette parole : Ne crains pas, crois seulement.

Textes du jour :  Psaume 107 / 2 Corinthiens 5, 14-17  / Marc 4, 35-41

Citation du dimanche 16 juin 2024

« La haine trouble la vie ; l’amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie ; l’amour la rend lumineuse.» (Martin Luther King)