La construction littéraire des premiers chapitres de l’évangile de Luc imbrique les annonces de naissances et les naissances de Jean-Baptiste et Jésus. Au magnificat de Marie fait écho le cantique de Zacharie.

Cette imbrication de l’Ancien et du Nouveau trouve un point d’orgue dans le récit de la présentation au Temple. Anne et Syméon voient dans le nouveau-né l’accomplissement de leur espérance, la réalisation de la promesse d’Esaïe. Ils en témoignent et transmettent leur espérance.

Rembrandt peint « la présentation au Temple » alors qu’il se sait en fin de vie. Ce tableau comme un testament pictural et spirituel met en scène son rapport à la Bible et à la foi. La couverture claire de l’enfant est comme la page blanche d’une vieille Bible d’où peut sortir le Christ vivant pour nous aujourd’hui

Nous lisons la Bible, nous écoutons des témoins anciens et ceux d’aujourd’hui. Cela nous aide à nous attendre à Dieu dans nos vies. Cela nous aide à chercher Dieu dans nos vies. C’est notre manière de vivre l’espérance.