Tout en racontant une histoire, le récit de Jean 20 présente ce que peut être, pour les disciples, la foi après Pâques. Une manière de « voir » le monde qui ne s’arrête pas à ce qui « s’observe » .

Dans ce récit en effet, Jean oppose le premier voir de Marie-Madeleine et celui de Pierre au voir du disciple bien-aimé et de celui de Marie-Madeleine au v. 18 « J’ai vu le Seigneur ». Pour ces deux « voir », Jean utilise deux verbes grecs distincts.

La foi est une manière de voir et comprendre le monde en intégrant la possibilité de la présence de Dieu ; croire que sa présence traverse notre univers.

Chrétienne, je me mets dans mon quotidien à la recherche des signes de sa présence, de ses interventions. C’est une attitude d’ouverture à ce qui me dépasse, une posture de recherche (Jn 20,15) aussi. Comme quand à Pâques, on cherche les œufs et les lapins pour s’en réjouir.

Mais la foi est encore plus qu’une compréhension du monde qui intègre la possibilité d’un au-delà dont je cherche les signes ; elle est d’abord répondre à Jésus, le ressuscité, qui vient à ma rencontre et me connaît pas mon nom (Jn 20,16).

Ce retournement (Jn 20,16) marque le passage de la mort à la vie.

Dans l’Eglise le baptême en est le symbole. On y trouve aussi l’importance du nom.