Nous partons pour ce jour de Pentecôte d’une confession de foi que les confirmands ont écrit et nous l’ont lu à leur confirmation dimanche dernier. Les dix jeunes ont décrit le Saint-Esprit comme « la présence de Dieu en nous », une force qui « nous pousse vers le haut », « nous guide » et « rassure dans les doutes».
Cette vision rejoint fortement celle de l’« école johannique » (le courant chrétien inspiré par Jean à la fin du Ier siècle). Dans cette tradition, le Saint-Esprit est compris comme une présence intérieure de Dieu qui demeure dans les croyants, comme il demeurait en Jésus et rendant le Christ vivant. La foi chrétienne n’est donc pas seulement tournée vers un Dieu lointain, mais vers une présence vivante et agissante dans la vie quotidienne.
Le Saint-Esprit pousse les croyants « vers le haut », selon la confession de foi des confirmands, à grandir, à aimer davantage, à agir pour le bien, à dépasser leurs limites et à garder l’espérance. Il est présenté comme une lumière qui guide et une force qui aide à rester positif même dans les difficultés.
Selon l’Évangile de Jean, le Saint-Esprit ne remplace pas le message du Christ ni n’ajoute de nouvelles révélations : il rend vivant, actuel et efficace ce que Jésus a déjà transmis. Il agit comme un soutien (« paraclet »), une présence qui accompagne les croyants après le départ de Jésus.
La Pentecôte n’est donc pas seulement une fête d’un jour, mais une invitation permanente à accueillir le souffle de Dieu dans sa vie, à écouter, se laisser transformer et faire vivre concrètement l’esprit du Christ autour de soi. Sans le Saint-Esprit, le christianisme resterait un ensemble d’idées ; avec lui, il devient une réalité vécue et active. Mais pour cela nous devons prendre le temps de nous laisser l’habituer dans notre vie, l’inviter dans des moments de silence devant Dieu et goûter ainsi à ce Souffle saint.