Dans une perspective physique, l’eau, la glace et la vapeur sont toutes trois décrites avec le sigle H2O ? Une même substance sous trois formes différentes.
Ce dimanche qui suit Pentecôte travaille le mystère de la Trinité. Ce concept est né de la méditation des croyantes et croyants qui nous précèdent pour parler de leur expérience et relation avec Dieu.
Il décrit le mystère de Dieu qui se fait connaître au peuple élu (toute l’alliance relatée dans le Premier Testament) puis que les chrétiens ont reconnu en Jésus-Christ et par le Saint Esprit. S’inspirant des masques (latin « persona ») du théâtre romain, les théologiens parlent d’un Dieu unique en trois ‘personnes’.
Relisant les textes du Premier Testament, les chrétiens y voient déjà des traces du Dieu trinitaire, notamment dans le récit du chêne de Mamré (Genève 18) ou le récit oscille entre 1 à 3 hôtes accueillis par Abraham.
Nous croyons en un seul Dieu en trois personnes ; trois êtres en communion, en relation : Le Créateur, le Compagnon, le Souffle. Ils sont un et pourtant distincts, en communion, en relation dans l’amour qui se reçoit et se donne. Notre Dieu trinitaire est des relations d’amour et d’attention les uns aux autres.
En Genèse 1« Dieu créa l’être humain à son image, à l’image de Dieu il le créa : Homme et femme, il les créa »
Si nous sommes créés à l’image de la trinité, nous sommes créés comme des êtres de relation, appelés à vivre en lien, les uns avec les autres. Les relations font alors partie de notre identité humaine profonde : relation à Dieu et relation les uns aux autres. Une communion avec de la place pour chacun·e avec ses limites et ses charismes. Une communion dans un mouvement de bienveillance attentive donnée parce que nous l’avons d’abord reçue.
Et vous, à qui vous adressez-vous quand vous parlez à Dieu ? Au Créateur, l’immuable, l’éternel ? Au Fils, qui a vécu toutes les émotions, les limites et les contraintes des humains ? le Compagnon, le Sauveur ? Ou à l’Esprit, cette présence de Dieu en nous, parmi nous, cette personne qui nous défend, « cette avocate » pourrait-on dire puisque Esprit est féminin en hébreu, Souffle en nous et autour de nous ?
Ou à Dieu, dans son ensemble ?
Ou est-ce que Dieu a choisi de se présenter sous différentes personnes pour nous faciliter la prise de contact avec ce qui nous dépasse infiniment ?