Textes bibliques : Ephésiens 4, 25-26 – Matthieu 6, 33 – Matthieu 9, 12-13 – Hébreux 13, 2-3 – Colossiens 3, 13-14 – 1 Timothée 4, 12
La Coupe du monde de football 2026 a débuté. Même s’il ne faut pas oublier les contradictions de cette fête sportive, le football est vecteur de valeurs sûres au niveau local. Il favorise l’apprentissage du vivre-ensemble, le respect, l’esprit d’équipe et l’inclusion sociale. Il est possible d’aimer ce sport tout en gardant un regard critique sur ses dérives. Les grands événements sportifs peuvent aussi favoriser les rencontres entre peuples et ouvrir des discussions sur les injustices.
Plus que dans n’importe quel autre sport, il y a un lien entre football et religion. Le football possède une dimension quasi rituelle : les stades ressemblent à des lieux sacralisés. Les chants, les symboles, les habitudes des supporters et les compétitions répétées rappellent certains aspects des pratiques religieuses.
Développons trois enseignements chrétiens:
D’abord la question de la superstition. Les rituels et objets censés influencer un match (signes de croix, gris-gris, objets porte-bonheur) sont problématiques. La foi chrétienne protestante rappelle que seule la confiance en Jésus-Christ doit être source d’espérance, et non des objets ou pratiques magiques.
Puis, apprenons quelque chose de l’importance de la fête et de l’enthousiasme que suscite ce sport. Le football montre combien les humains ont besoin de célébrer avec passion. En Eglise, nous pouvons parfois regretter le manque d’enthousiasme dans les célébrations chrétiennes et nous pourrions apprendre à retrouver une joie plus visible, notamment lors des grandes fêtes chrétiennes comme Pâques.
Finalement, le foot nous apprend aussi quelque chose sur l’acceptation de l’erreur et du pardon : le football est imprévisible, et les erreurs font partie du jeu. De même, dans la vie, les échecs et les fautes ne doivent pas conduire au découragement. La foi chrétienne invite à se relever, à se pardonner et à continuer sa route dans la confiance en la grâce de Dieu. Nous pouvons apprendre de l’erreur et Dieu nous accompagne sur le chemin du pardon.