Maladie d’Adam – Médicament du Christ 
(Romains 5, 12-21)

« Tel Père, tel fils ». « C’est le portrait craché de son grand-père », « La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre », « Les chiens ne font pas des chats » : on trouve de nombreuses expressions pour parler de l’héritage, physique ou de caractère qu’on retrouve parfois chez les descendants comme chez les parents. Sur le plan génétique beaucoup de choses se transmettent de générations en générations, y compris certaines maladies qu’on appelle justement maladies génétiques. Paul parle aussi d’une maladie – maladie spirituelle – qui se transmet de générations : le péché. Paul explique que par Adam le péché est entré dans le monde. Ce premier péché qui a ensuite contaminé toute l’humanité, c’est l’orgueil : le désir de devenir "COMME Dieu". C’est une maladie spirituelle qui s’est transmise depuis Adam à chaque être humain avec des conséquences désastreuses.

Mais la bonne nouvelle de l’Evangile c’est qu’il y a un traitement : un seul est unique traitement : une greffe. Il faut retirer l’organe malade (le péché, l’orgueil) et le remplacer par un organe sain (la justice que donne la grâce de Jésus Christ). Cette opération de retirer l’organe malade et greffer à la place un organe sain, donc enlever le péché et le remplacer par le Christ, c’est la conversion. C’est recevoir un nouveau patrimoine génétique, non plus Adam, mais Jésus-Christ. La conversion n’est pas un acte unique, mais à recommencer toujours. Chaque matin je me convertis. Chaque jour je recommence. Le péché rejaillit encore, nous pêchons, mais nous avons un antibiotique puissant qui s’appelle la repentance. Nous ne sommes plus prisonniers de cet héritage spirituel que nous tenions d’Adam. Désormais nous sommes à la suite de Jésus Christ et notre héritage c’est la justice et la vie qu’il nous donne. Le Carême est là devant nous : 40 jours comme une quarantaine spirituelle en quelque sorte, pour nous tourner vers le Christ. 40 jours où la repentance nous est proposée non pas comme une culpabilisation moralisante, mais comme une thérapie guérissante. Que ce temps de Carême soit pour chacun de nous un temps pour se débarrasser de nos maladies spirituelles et pour permettre à la vie du Christ de circuler librement en nous.                                      

(Pasteur Ludovic Papaux)