La prédication a essayé de réfléchit à savoir où est notre « chez soi»: est-ce un lieu, une communauté, ou quelque chose de plus profond ? La paroisse peut être un espace d’accueil et de relations, mais aussi de déceptions, car elle est composée de personnes imparfaites. On peut s’y sentir bien, puis ne plus s’y sentir à la maison. D’où l’idée centrale : pour le chrétien, le véritable « chez soi » n’est pas d’abord un lieu, mais la participation à la vie de Dieu. La paroisse n’est qu’un vecteur de cette présence, pas son centre.
Trois manières concrètes de vivre ce « chez soi » sont évoquées à travers la Bible :
- Dans Actes 16, 11-4 : La prière partagée (Paul et ses compagnons à Philippes) : ce n’est pas le lieu qui crée l’appartenance, mais le fait d’être ensemble pour prier Dieu.
- Dans Luc 24, surtout les versets 28-31 : Les rites, notamment la sainte-cène (les disciples d’Emmaüs) : la répétition du geste rend familière la foi et nourrit le sentiment d’être « à la maison».
- Luc 9, 58 ou Matthieu 8,20 : Le non-lieu du Christ : Jésus lui-même n’a pas de demeure fixe. Le suivre implique mobilité, ouverture et sortie de sa zone de confort.
Ainsi, le « chez moi » chrétien est à la fois prière, communion, et marche avec le Christ. Il est fragile, mobile, jamais enfermé dans un seul endroit. En définitive, c’est Dieu lui-même qui est le véritable « chez soi », vécu à travers différentes expériences et rencontres.