Ezéchiel est prophète parmi les déportés à Babylone (fin du 6e siècle av. JC). La vision de la vallée des ossements desséchés lui est adressée pour redonner courage au peuple désespéré, lui annoncer la restauration et le retour en Canaan.
Dieu s’y révèle comme le Dieu des vivants qui veut que son peuple vive et le connaisse.
L’accent sur le mouvement du prophète qui circule entre les monticules d’ossements et les escalade souligne la pleine prise en compte de la désespérance du peuple.
Nous sommes quelques-uns à pouvoir témoigner dans cette paroisse de vallées d’ossements traversées et de vie nouvelle donnée où l’on se redresse
Et l’oracle final refait toute l’histoire commune :
« Je vous ferai monter (hors de vos tombes) » – « monter, c’est le verbe de l’Exode : « la montée » du pays d’Egypte, la libération
« ô mon peuple » – c’est la référence à l’Alliance du Sinaï réaffirmée
« je vous ramènerai sur le sol d’Israël » – c’est le rappel de l’entrée en Canaan
« Je vous établirai » – verbe qui fonde la stabilité de la royauté de David.
Comme si Dieu disait : rappelle-toi l’histoire, je tiens toujours à toi et on va encore l’écrire ensemble.
Quand les ossements reprennent vie, il leur manque le souffle, pas l’haleine de vie de Genèse 2, mais ruach, l’Esprit Saint. Est-ce qu’il ne nous arrive pas trop souvent d’être des « morts-vivants » ? Des corps qui fonctionnent, mais qui ne sont pas ouverts à l’Esprit de Dieu ? L’invitation du texte pour aujourd’hui serait alors de s’ouvrir au vent de l’Esprit et de vivre dans cette relation vivante à Dieu !
« Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – Je ne prends pas plaisir à la mort de celui qui meurt ; revenez donc et vivez ! » Ez 33.11 et 18,32.