Et vous, avez-vous des valeurs ?

La question ouvre dans deux directions : les valeurs qu’on met dans un coffre-fort, celles qu’on vit, qui oriente nos choix.

La « saison de la Création » vécue en septembre dans de nombreuses paroisses suisses, invite à penser ce thème des valeurs.

Dans le texte du jour, Mt 20, on retrouve les deux valeurs : les ouvriers de l’aube focalisés sur leurs biens, leur revenu. Et le propriétaire qui utilise ses biens pour la vie. Sa générosité permet à plus de personnes de vivre.

N’ai-je pas aussi plus qu’assez de biens ?

Trier tout ce qui s’est accumulé et à mettre à la brocante ce qui facilitera la vie à d’autres. Acheter autant que possible en favorisant des conditions qui permettent à nos frères et sœurs humains de bien vivre

Favoriser le recyclage et la réparation pour le bien de notre environnement et pour garder vivantes des compétences d’artisans chez nous.

Cela pourrait être la valeur « spirituelle » ajoutée à l’utilisation de nos biens 😉

Certains lisent dans la parabole tous les âges qui sont autant de possibilités de se mettre au service du Christ. « De 9 à 99 ans ».

D’autres soulignent le temps de l’attente qu’ont vécu les journaliers. La parabole alors inviterait à ne pas sous-estimer l’attente où germe l’accordement à Dieu.

D’autres enfin rappellent que vers les années 80, les pécheurs et les païens affluaient en nombre dans les communautés chrétiennes constituées jusque là surtout de juifs. A ceux qui voient d’un mauvais œil tous ces nouveaux arrivés, la parabole rappelle la générosité de Dieu. Elle invite à entrer dans le mouvement de la grâce et à vivre de reconnaissance.

On dit que « l’émerveillement est le début de la sagesse » ; dans le même mouvement, on peut dire que « la reconnaissance met nos actions au diapason de la grâce ».