Le culte fait honneur au nouveau piano à demi-queue. La prédication est composée de trois morceaux de musique précédés par une introduction et un texte biblique. Il conviendrait donc d’écouter ces morceaux de musique sur youtube ou une autre plateforme de musique afin d’apprécier l’ensemble de cette prédication en musique :

Scherzo n°1 de Fréderic Chopin

En 1830, la Pologne, occupée par la Russie, se soulève contre le tsar Nicolas Ier. Après plusieurs mois de combats, l’insurrection est écrasée et Varsovie tombe, entraînant une forte répression. De nombreux Polonais s’exilent, dont le compositeur Frédéric Chopin, profondément marqué par cet exil. Son Scherzo n°1 reflète cette période : malgré son nom qui signifie « plaisanterie », l’œuvre est sombre, agitée et dramatique. Elle débute comme une tempête, symbolisant le chaos et la souffrance, puis laisse place à une partie plus douce et apaisée inspirée d’un chant de Noël polonais, évoquant une lumière d’espoir. La tension revient ensuite avec force dans la dernière partie. Ce morceau invite ainsi à traverser les épreuves en s’appuyant sur une lumière intérieure et spirituelle, capable d’apporter espoir et stabilité malgré les tempêtes.

Marc 4:35-41 : Jésus qui dort dans une barque alors que le lac est tumultueux. Les disciples appellent à son aide et sa présence calme la tourmente.

Gnomenreigen de Franz Liszt

Ce bref morceau de Franz Liszt (1862) est une pièce fantaisiste et vive, évoquant des gnomes dansants et imprévisibles. Par ses changements soudains et ses passages rapides, il crée une illusion musicale pleine de mouvement et de légèreté. L’ensemble dégage une joie débordante, invitant l’auditeur à se laisser emporter, à oublier ses lassitudes et à retrouver une énergie vivante et joyeuse.

Psaume 16, 7-11 qui se termine : Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a abondance de joies devant toi, des délices éternelles à ta droite.

Franz Liszt / Camille Saint-Saëns : Danse macabre

Cette œuvre de Franz Liszt et surtout de Camille Saint-Saëns (1874) s’inspire d’une légende médiévale où, à minuit, la Mort joue du violon pour faire danser les morts jusqu’à l’aube. La musique est à la fois vive et joyeuse, mais teintée d’inquiétude. Elle reflète un contraste proche de notre réalité : entre joie et bien-être d’un côté, et souffrance et injustice dans le monde de l’autre. Cette double expérience se retrouve aussi dans le message biblique exprimé dans les discours d’adieu dans l’Evangile de Jean : vivre à la fois la joie d’être proche de Dieu et le sentiment d’épreuve, tout en gardant l’espérance que le mal est finalement vaincu.

Jean 16, 25b – 33 : Dans le monde, vous connaissez la détresse, mais courage! Moi, j’ai vaincu le monde.