Il est des récits bibliques qui sont laissés de côté lorsqu’il s’agit de préparer un culte et d’écrire une prédication… Et bien aujourd’hui, ce n’est pas le cas !
En effet, il ne fait pas partie de nos coutumes d’utiliser une femme comme monnaie d’échange dans le cadre d’une rencontre qui pourrait mal tourner. C’est ce que fait Abraham lorsqu’il rencontre Abimélek, roi de Guérar. Ses motivations semblent tout à fait défendables : il veut préserver sa vie et celle de Sarah !
Ce n’est pas la première fois qu’Abraham agit ainsi : lors d’une famine, il part en Égypte et fait de même car Pharaon semble s’intéresser à Sarah (Genèse 12,10-20)… Et plus loin, Isaac fera de même en prêtant Rebecca à Abimélek, roi de Guérar (Genèse 26,1-11) !
Que faire avec de tels épisodes ? Quelle réflexion, quelle leçon de vie en tirer ? Dieu n’est pas totalement absent de notre récit, puisqu’il apparaît en songe à Abimélek. Pourtant, ce personnage ne connaît pas Dieu…
Oui, il y a de quoi réfléchir autour de ce texte où Dieu n’utilise pas les voies habituelles pour transmettre son message : ni prophète, ni homme de foi, ni envoyé de Dieu n’apparaissent ici !
Qui, quels sont donc les vecteurs du message évangélique ? Pas forcément ceux qu’on imagine, apparemment…
Textes du jour : Psaume 121 / Genèse 20, 1-17