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La prière du dimanche 18 octobre 2026
Nous te louons pour tous les paysans et paysannes qui osent respecter la terre nourricière et pour tous les commerçants qui osent rétribuer avec justice.
Nous te louons pour les fruits de la terre et le travail des humains, pour les associations qui combattent, comme autrefois tes prophètes, l’injustice et la cupidité des humains. Nous te louons pour chaque politicien et politicienne qui ose regarder en face les défis écologiques et agricoles et cherchent des solutions pour un futur vivable. Amen.
La citation du dimanche 18 octobre 2026
Le cri des travailleuses et des travailleurs de la terre est aussi
indissociable de celui de la création. Leur activité dépend directement de la fertilité des sols, de l’accès à l’eau, du climat et du rythme des saisons. Or, la dégradation des terres et les changements climatiques frappent en premier lieu les communautés rurales déjà fragilisées par la pauvreté et les inégalités. La justice sociale ne peut donc pas être séparée de la sauvegarde de la création : protéger les conditions de vie des productrices et producteurs suppose aussi de préserver les milieux naturels dont leur activité dépend. Dr. Pierre KABORÉ, pasteur au sein des Assemblées de Dieu du Burkina Faso.
La terre est bien plus qu’un moyen de production : elle nourrit les familles, transmet des savoir-faire et fait vivre des communautés entières. Citation de la brochure sur la Campagne DM.
Le verset du dimanche 18 octobre 2026
Il crie, le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs ; et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur.
Lettre à Jacques 5, 4
TerrEspoir – dimanche 18 octobre 2026
L’histoire de TerrEspoir commence par une question très concrète : que deviennent les jeunes formé∙es à l’agriculture lorsqu’ils et elles ne trouvent pas de débouchés pour leurs produits ? En mai 1992, à Yaoundé, le pasteur camerounais Luc Norbert Kenne, engagé auprès de groupes de jeunes ruraux, échange avec Olivier Martin, technicien agronome suisse et expert-conseil de DM, qui a dirigé pendant onze ans la ferme-école de Bagam, dans l’ouest du Cameroun. Tous deux font le même constat : beaucoup de jeunes formé·es au travail de la terre se retrouvent en situation précaire. Le problème n’est pas seulement de produire, mais de commercialiser. De cette rencontre naît une idée audacieuse. Celle de créer un système de commercialisation reliant différentes régions du Cameroun, puis ouvrant aussi un débouché en Europe. DM joue un rôle de déclencheur à travers le Service chrétien d’animation rurale (SCAR), un service créé pour accompagner les projets d’animation et de formation en zones rurales africaines. Dès 1992, les premiers fruits camerounais sont testés en Suisse : une commande de 150 kilos, puis sept arrivages au total cette année-là, vendus grâce aux Magasins du Monde, à des épiceries alternatives, à des paroisses et à des réseaux militants. Les débuts sont fragiles, parfois incertains. Les prix paraissent élevés à certain∙es acheteur∙euses, les débouchés restent à construire, et même au sein de DM, le débat existe : une organisation missionnaire peut-elle porter une activité commerciale ? Mais l’expérience révèle rapidement son potentiel. En 1993, le Conseil de DM demande à Christophe Reymond, ingénieur agronome et futur coordinateur de TerrEspoir Suisse, de mener une étude de faisabilité. L’enjeu est alors de clarifier les responsabilités, les contraintes et l’avenir institutionnel du projet. Peu à peu, TerrEspoir se structure autour d’une conviction nouvelle pour les producteur∙trices : ils et elles ne sont pas de simples fournisseurs, mais les premier∙ères acteur∙trices de la filière. Ils et elles apprennent à calculer leur prix de revient, à fixer un prix juste, à garantir qualité et traçabilité, et à ne plus dépendre uniquement du prix imposé par les commerçant∙es. Cette maturation conduit à une double structuration. Au Cameroun, un groupement d’initiative – TerrEspoir Cameroun – est légalement constitué à Douala en 1995, avec des représentant∙es des producteur∙trices et des unions d’Églises partenaires. En Suisse, la Fondation TerrEspoir Suisse est officiellement créée en 1996 par DM et Pain pour le Prochain (aujourd’hui l’EPER), avec pour vocation de promouvoir un commerce équitable et respectueux de l’environnement. Dès l’origine, l’intuition est claire : TerrEspoir ne doit pas être un instrument aux mains des institutions, mais rester au service des producteur∙trices. C’est cette intuition que DM prolonge aujourd’hui encore, en soutenant une filière où l’agriculture familiale devient source de dignité, d’autonomie et d’avenir !
La citation du dimanche 11 octobre 2026
« L’essence de la parole ne réside pas, originellement, dans sa signification ou son pouvoir narratif, mais dans la réponse qu’elle suscite. »
Emmanuel Levinas
Confession du péché et de la confiance, Jonas 2, 2-10, dimanche 11 octobre 2026
Depuis le ventre du poisson, Jonas adressa cette prière au Seigneur, son Dieu
« Quand j’étais dans la détresse, j’ai crié vers toi, Seigneur,
et tu m’as répondu ;
du gouffre de la mort, j’ai appelé au secours
et tu m’as entendu.
Tu m’avais jeté dans la mer, au plus profond de l’eau.
Les flots m’encerclaient, tu faisais déferler sur moi vagues après vagues.
Déjà, je me disais : “Me voilà chassé loin de toi, Seigneur,
pourtant j’aimerais revoir le temple qui est le tien.”
L’eau m’arrivait à la gorge.
La mer me submergeait,
des algues s’enroulaient autour de ma tête.
J’étais descendu là où se forment les montagnes,
le monde des morts fermait pour toujours ses verrous sur moi ;
mais toi, Seigneur mon Dieu,
tu m’as fait remonter vivant du gouffre !
Au moment où la vie me quittait,
je me suis souvenu de toi, Seigneur,
et ma prière est parvenue jusqu’à toi, au temple qui est le tien.
Les personnes qui adorent les faux dieux
N’ont aucune chance d’être sauvées.
Mais moi, je chanterai ta louange,
je t’offrirai des sacrifices,
je tiendrai les promesses que je t’ai faites.
Oui, c’est toi, Seigneur, qui me sauves ! »