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La prière du dimanche 26 juillet 2026

Dieu, nous éprouvons en Europe le manque d’eau et une nouvelle problématique que tant de régions du monde connaissent depuis toujours : la sécheresse. Nous nous sentons démunis. Nous te demandons de donner du courage aux personnes qui peuvent décider de créer un système de vie autrement, respectueux et parcimonieux. Nous te confions nos agriculteurs qui doivent faire face à ces nouveaux défis. Nous te prions pour une vie digne pour tous. Amen.

La citation du dimanche 26 juillet 2026

Il ne s’agit pas ici de promouvoir un catastrophisme enthousiaste qui serait non seulement irresponsable mais illusoire. En effet, assumer une éthique de dissidence, est autre chose que développer un pessimisme illuminé à propos de l’avenir du monde. La perspective de l’Apocalypse, est au contraire celle d’une espérance fondée sur la confiance. Contre les déterminismes dans lesquels nous pensons souvent devoir rester enfermés, elle offre une lecture différente et libératrice de l’Histoire et de son horizon.

Patrice Rolin, pasteur en France et bibliste.

Le verset du dimanche 26 juillet 2026

J’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne soyez pas associés à ses péchés et que vous ne receviez pas une part de ses fléaux. Apocalypse 18,4

Comment je « sors » de Babylone sans fuir ? comment je vis à l’intérieur de systèmes jugés par Dieu et quel est le rôle des chrétiens dans ces situations ?

Prédication du dimanche 26 juillet 2026 : Apocalypse 18

Nous réfléchissons sur Apocalypse 18, qui raconte la chute de Babylone, symbole biblique d’un système politique, économique et social fondé sur l’injustice, l’oppression et la recherche du profit. Babylone ne désigne pas seulement la ville antique, mais représente toutes les sociétés ou systèmes qui privilégient la richesse, le pouvoir et les intérêts économiques au détriment de la dignité humaine. Historiquement, elle peut évoquer aussi bien la Babylone antique que l’Empire romain, dont la prospérité reposait largement sur l’exploitation et l’esclavage.

Cette dénonciation de l’opulence et du mépris envers la population dont Babylone est l’exemple extrême, reste actuelle. On peut rapprocher la mission prophétique de la Bible des mouvements contemporains comme #MeToo ou Black Lives Matter, qui ont mis en lumière des injustices longtemps ignorées. Comme l’ange de l’Apocalypse met la lumière sur Babylone au début du texte biblique, ces mouvements révèlent des réalités cachées et appellent à un changement.

Babylone, son nom veut dire « confondre », symbolise une confusion des valeurs : le gain remplace le partage, le pouvoir écrase les plus faibles, les relations humaines deviennent des rapports d’intérêt. Cette critique fait écho aux dérives de nos sociétés modernes.

Lorsque l’Apocalypse invite les croyants à « sortir de Babylone », il ne s’agit pas de fuir le monde ou de se replier entre personnes « pures », mais de refuser de participer à un système injuste. Les chrétiens sont appelés à vivre dans le monde tout en gardant un regard critique et en restant fidèles aux valeurs de l’Évangile : solidarité, justice, gratuité, respect de toute personne.

La chute de Babylone rappelle enfin que l’injustice n’aura pas le dernier mot. Dieu porte un jugement sur les systèmes oppressifs, ce qui ouvre une perspective d’espérance plutôt que de désespoir. La mission des croyants n’est pas de provoquer cette chute, mais d’être des témoins qui mettent en lumière les injustices et agissent, à leur échelle, pour construire un monde plus juste.

Le texte se conclut par une invitation à s’interroger personnellement : quelles valeurs de l’Évangile sont aujourd’hui bafouées dans notre société, et comment pouvons-nous les défendre sans devenir moralisateurs, mais en étant des artisans de justice et d’espérance ?

La prière du dimanche 19 juillet 2026

Parfois, Dieu, le sombre prend le dessus. Je ne sais plus par où avancer, je suis épuisé et je me demande où tu es. Mais alors dorénavant je veux me souvenir que tu es l’agneau de Dieu, celui qui a déjà vaincu le mal et qui m’invite à croire aux possibles espérances en toutes circonstances. Formidable es-Tu, Jésus glorifié, Christ crucifié. Don de Dieu pour que la Vie ne s’éteigne jamais. Merci de m’aider à saisir dans la foi le sens profond de cette affirmation du dernier livre de la Bible : Toi, Jésus, tu es l’agneau de Dieu, victoire. Amen.

La citation du dimanche 19 juillet 2026

L’œuvre de l’homme dans l’histoire économique, ou scientifique, ou technique ou politique est toujours la recherche d’une domination, d’une puissance, d’une réussite, d’une expansion, d’une croissance… Et ceci serait alors en accord avec un Dieu dévorant et gigantesque, et de fait les dieux que les homme se sont faits quand ils sont les dieux qui font l’histoire sont de ce type, Saturne ou Jupiter. Mais voici qu’on nous annonce le contraire.  …. Le non-puissant, le dépouillé.  … La liberté par l’Agneau pascal comme sens de l’histoire, n’est pas le produit de l’accumulation des puissances de l’homme, mais l’intervention, la mystérieuse insertion de la Non-Puissance de Dieu.

Jacques Ellul, L’Apocalypse, architecture en mouvement, p. 123