Inspirations
TAGS
La prière du dimanche 7 juin 2026
Sème en nous cet enthousiasme un peu débordant, cette joie et cette chaleur humaine qui font de l’Eglise un lieu où il fait bon vivre.
La citation du dimanche 7 juin 2026
Ce matin, comme je priais tranquillement devant ma tasse de café, le seigneur est venu s’asseoir près de moi. Il ne m’a rien dit. Il s’est assis simplement, en silence. Moi, je me disais, comme Jean à Pierre : C’est le Seigneur ! et je Le regardais à la dérobée, du coin de l’œil. Mais lui ne disait rien : il priait. Alors j’ai mis ma tête dans mes mains pour prier moi aussi ; mais je n’avais plus de mots, ni de questions, ni révolte ; là où, d’habitude, se bousculent les pensées les plus diverses, il n’y avait que la paix. Un océan de paix. Décontenancée, j’ai scruté cet océan, à l’horizon : rien, seulement la paix. Nous sommes restés un moment tous les deux sans parler côte à côte ; et puis, je me suis levée et je suis partie à mon travail. Et Jésus est resté à prier.
Elisabeth Vilain, Car Tu es moi plus que moi-même.
Le verset du dimanche 7 juin 2026
Mais que celui qui fait le fier soit fier d’avoir du bon sens et de me connaître, de savoir que je suis le Seigneur et que j’agis sur la terre avec fidélité, équité et justice. Jérémie 9, 23
Prédication du dimanche 7 juin 2026
Commençons avec une comparaison simple : monter un meuble Ikea ou préparer un repas. Comme les notices Ikea ou les recettes de Betty Bossy, à un moment donné, l’armoire est monté et nous nous réjouissons de l’utilise, le repas est prêt et il et temps de manger. Après les grands événements liturgiques — Pâques, l’Ascension, la Pentecôte et la Trinité — le « montage » de la révélation de Dieu est achevé : Dieu s’est manifesté comme Père, Fils et Saint-Esprit, une communion vivante. Il faut maintenant l’utiliser, en vivre, goûter et s’en réjouir, en faire quelque chose dans notre vie.
La foi chrétienne ne consiste pas seulement à connaître des doctrines ou célébrer des fêtes : il faut intégrer cette réalité dans la vie quotidienne. Comme les meubles Ikea ne ressemblent jamais exactement aux catalogues, ou les plats cuisinés ne sont pas toujours aussi alléchants que sur les photos des recettes de Betty Bossy, la vie chrétienne reste imparfaite, désordonnée, concrète.
Pour continuer, après avoir « reçu » de Dieu l’essentiel, on peut s’inspirer des premiers chrétiens dans le livre des Actes. Après la prédication de Pierre à la Pentecôte, les auditeurs sont « transpercés au cœur ». Cette expression ne décrit pas une simple émotion, mais un bouleversement profond qui touche le centre de l’être humain, là où se prennent les décisions importantes. La rencontre avec l’Évangile et avec le Dieu trinitaire transforme intérieurement et pousse à agir autrement.
Cette transformation passe notamment par le baptême et le don du Saint-Esprit, qui accompagnent une nouvelle manière de vivre avec le Christ. Elle se vit aussi en communauté : partage, fraternité, prière, solidarité et simplicité caractérisent les premiers croyants.
Le message central est donc le suivant : tout est désormais donné par Dieu, mais il faut maintenant en vivre concrètement. La foi chrétienne invite à se laisser transformer encore et encore par l’Évangile, à vivre ensemble dans la joie, la simplicité et le partage, et à faire de sa vie un espace ordonné par le message du Christ plutôt que par ses propres habitudes.
La prière du dimanche 31 mai 2026
Souffle de Dieu
Respiration de feu
Vent d’où il veut
De ta prenante légèreté
Tu visites nos pesanteurs
Emmène-nous au jardin de l’été
Relève-nous de nos amertumes
Comme de nos lâchetés
Donne-nous l’intelligence
De l’invisible
Où la promesse se fait présence
Souffle de Dieu
Respiration de feu
Vent d’où il veut
Dépose sur nos blessures d’exil
Ton huile de consolation
Ouvre nos terres durcies
Au fin passage
De la grâce
Que sous ta paume d’amour
Chaque matin
Se fasse naissance
Souffle de Dieu
Respiration de feu
Vent d’où il veut !
Francine Carillo, A fleur de visage
La citation du dimanche 31 mai 2026
« Le poisson nage, l’oiseau vole et l’homme prie ».
St Augustin
Le Fils a vécu toutes les émotions, les limites et les contraintes des humains. Quand je prie, je m’ouvre à lui, à Dieu et à l’Esprit. Dans la prière, je suis pleinement en relation. J’y exerce le « muscle » de la bienveillance et de l’attention donnée et reçue. Cette attitude qui me permet de vivre la pleine identité humaine à laquelle m’invite la Trinité. Elle est communion à l’image de laquelle je suis fait.