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Prédication du dimanche 3 mai 2026

Le culte fait honneur au nouveau piano à demi-queue. La prédication est composée de trois morceaux de musique précédés par une introduction et un texte biblique. Il conviendrait donc d’écouter ces morceaux de musique sur youtube ou une autre plateforme de musique afin d’apprécier l’ensemble de cette prédication en musique :

Scherzo n°1 de Fréderic Chopin

En 1830, la Pologne, occupée par la Russie, se soulève contre le tsar Nicolas Ier. Après plusieurs mois de combats, l’insurrection est écrasée et Varsovie tombe, entraînant une forte répression. De nombreux Polonais s’exilent, dont le compositeur Frédéric Chopin, profondément marqué par cet exil. Son Scherzo n°1 reflète cette période : malgré son nom qui signifie « plaisanterie », l’œuvre est sombre, agitée et dramatique. Elle débute comme une tempête, symbolisant le chaos et la souffrance, puis laisse place à une partie plus douce et apaisée inspirée d’un chant de Noël polonais, évoquant une lumière d’espoir. La tension revient ensuite avec force dans la dernière partie. Ce morceau invite ainsi à traverser les épreuves en s’appuyant sur une lumière intérieure et spirituelle, capable d’apporter espoir et stabilité malgré les tempêtes.

Marc 4:35-41 : Jésus qui dort dans une barque alors que le lac est tumultueux. Les disciples appellent à son aide et sa présence calme la tourmente.

Gnomenreigen de Franz Liszt

Ce bref morceau de Franz Liszt (1862) est une pièce fantaisiste et vive, évoquant des gnomes dansants et imprévisibles. Par ses changements soudains et ses passages rapides, il crée une illusion musicale pleine de mouvement et de légèreté. L’ensemble dégage une joie débordante, invitant l’auditeur à se laisser emporter, à oublier ses lassitudes et à retrouver une énergie vivante et joyeuse.

Psaume 16, 7-11 qui se termine : Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a abondance de joies devant toi, des délices éternelles à ta droite.

Franz Liszt / Camille Saint-Saëns : Danse macabre

Cette œuvre de Franz Liszt et surtout de Camille Saint-Saëns (1874) s’inspire d’une légende médiévale où, à minuit, la Mort joue du violon pour faire danser les morts jusqu’à l’aube. La musique est à la fois vive et joyeuse, mais teintée d’inquiétude. Elle reflète un contraste proche de notre réalité : entre joie et bien-être d’un côté, et souffrance et injustice dans le monde de l’autre. Cette double expérience se retrouve aussi dans le message biblique exprimé dans les discours d’adieu dans l’Evangile de Jean : vivre à la fois la joie d’être proche de Dieu et le sentiment d’épreuve, tout en gardant l’espérance que le mal est finalement vaincu.

Jean 16, 25b – 33 : Dans le monde, vous connaissez la détresse, mais courage! Moi, j’ai vaincu le monde.

La prière du dimanche 26 avril 2026

En sortant du tombeau, tu avais transformé les cœurs endoloris de celles et ceux qui t’ont fait confiance, en cœurs épanouis, pleins d’une vie nouvelle et d’une ardente foi.

C’est cette conversion que tu veux opérer en chacune et chacun d’entre nous, en nous faisant sortir de l’emprisonnement et de l’aveuglement de toutes nos tristesses, nos colères, nos blessures, nos déceptions, nos fatigues.

Viens travailler, agir dans notre cœur. Aide -le à cicatriser des blessures, à l’ouvrir au bonheur, à dilater ses désirs, à combler son espérance.

Convertis en ardeur toutes nos lassitudes, convertis en clarté notre regard trop sombre, et tous nos repliements en un amour allègre, ivre de se donner. Que la Pâques du Seigneur se lève sur nos vies.

La citation du dimanche 26 avril 2026

« La croix révèle simultanément qui est Dieu et qui est l’homme : un Dieu qui sauve par l’humiliation, et un homme radicalement incapable de se sauver lui-même. La sagesse divine se manifeste précisément là où la sagesse humaine voit scandale et folie. »

« La vraie théologie et la vraie connaissance du Dieu consistent dans le Christ crucifié. »

Martin Luther

Le verset du dimanche 26 avril 2026

La Parole était la vraie lumière, celle qui éclaire tout humain ; elle venait dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde est venu à l’existence par elle, mais le monde ne l’a jamais connue. Elle est venue chez elle, et les siens ne l’ont pas accueillie ; mais à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu — à ceux qui mettent leur foi en son nom. (Evangile de Jean 1, 9-12)

Prédication du dimanche 26 avril 2026

La prédication a développé une comparaison entre la nationalité civile (symbolisée par le passeport) et l’identité chrétienne (symbolisée par le baptême).

Comme tout citoyen appartient à une nation avec des droits et des devoirs, le chrétien possède une “double appartenance” : à son pays d’origine et au royaume de Dieu. Ce dernier, inauguré par Jésus, repose sur des valeurs différentes de celles des royaumes terrestres, souvent marqués par le pouvoir, les conflits et les manipulations.

À travers le dialogue entre Jésus et Pilate, le texte montre l’opposition entre deux logiques : celle du pouvoir politique, qui cherche à se maintenir à tout prix, et celle du Christ, dont le royaume n’est pas de ce monde et se fonde sur la vérité, l’amour et l’espérance. Ce royaume ne s’impose pas par la force, mais se vit quotidiennement avec les valeurs de la vérité, de la justice et de l’amour, sous l’autorité d’un roi couronné d’épines et giflés par le peuple.

Le texte invite alors à une réflexion personnelle : à quelle appartenance donnons-nous la priorité ? Sans rejeter l’identité nationale, il s’agit de placer en premier l’identité spirituelle. Les chrétiens sont appelés à être témoins de ce royaume dans le monde, en résistant aux mensonges, aux peurs et aux manipulations, et en vivant des valeurs de vérité, de justice et d’amour.

Enfin, le message insiste sur la mission des croyants : témoigner au quotidien, non pour juger, mais pour apporter espérance et lumière.

C’est beau, c’est fort, de se dire d’appartenir à un roi qui n’est pas de ce monde et que même la sentence ultime n’a pas réussi à éliminer. Il vit, aujourd’hui, avec nous, comme compagnon de route, ce roi couvert de blessures, comme le dit le cantique. Il vit, aujourd’hui, et cela est pour moi un repart contre ceux qui jouent à Pilate. Rien ne peut nous séparer de cet amour. Rendons-en témoignage au quotidien, dans les votes, dans les résistances parfois nécessaires.

La confession de foi du dimanche 5 avril 2026

Je crois en Dieu, père de Jésus-Christ et notre Père,

De lui, je reçois mon nom et l’appel à être vivant.

Je crois en Jésus-Christ, Fils du Père et compagnon de mon humanité.

Dans son visage, je reçois tous les visages à aimer.

Je crois en l’Esprit-Saint, respiration de tendresse entre le Père et le Fils.

De lui, je reçois le Souffle qui fait respirer ma vie jour après jour.

Je crois l’Eglise, corps du Christ pour le monde, une dans son fondement, plurielle dans ses manifestations.

D’elle je reçois avec mes sœurs et mes frères de baptême, l’élan de vivre à la suite du Crucifié ressuscité.

Amen

Francine Carillo