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La prière du dimanche 27 septembre 2026

Nous sortons et entrons chaque jour par différentes portes. Ouvrant et entrant dans des espaces familières où nous sommes bien, et pénétrant dans des lieux peut-être difficile. Nous pouvons compter sur ton accompagnement, Dieu de la porte, que dans toutes les situations joyeuses et pénibles, tu désires être proche de chacune et chacun quand nous franchissons des seuils. Tu cherches à ouvrir notre cœur à ta présence et tu nous encourages à fermer des portes qui sont nocives pour notre joie de vivre. Merci d’être une porte qui ouvre vers la confiance. Amen.

La citation du dimanche 27 septembre 2026

L’accès à Dieu n’est pas assujetti au respect scrupuleux de certaines exigences religieuses ou morales. Jésus, en tant que porte de l’enclos par où les brebis sortent pur aller brouter l’herbe du pâturage, puis rentrent se mettre à l’abri (Jean 10,9), est à la fois notre liberté et notre sécurité. La liberté qui nous protège de la loi de la jungle, et la sécurité qui nous préserve de l’enferment oppressant. A l’extérieur, nous ne sommes pas livrés à la merci absurde des circonstances, sans aucun recours. A l’intérieur, nous ne sommes pas empêchés d’être nous-mêmes, comme si la paix devait passer par la soumission et l’uniformisation.

Anne Maillard, Dieu à la croisée de nos questions, Editions du Moulin, 2002

Prédication du dimanche 27 septembre 2026 – Jean 10, 1-10

La prédication part de la parole de Jésus dans l’Évangile de Jean : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et l’aient en abondance. »

L’« abondance » n’est pas une promesse de bonheur permanent ou d’une vie sans difficultés, comme dans une publicité souvent mensongère. Elle représente plutôt un horizon de vie où tout peut être accueilli : la joie comme l’ennui, la force comme la fragilité, l’enthousiasme comme la vulnérabilité.

Jésus se présente comme « la porte ». Franchir cette porte, c’est entrer dans un espace où l’on peut se sentir aimé, entouré, en sécurité et libre, sans être soumis à des règles rigides ni perdre sa personnalité. La foi chrétienne offre ainsi un cadre et une appartenance, tout en laissant une grande liberté.

L’image des moutons raconté par Jésus est ensuite utilisée pour montrer que Jésus connaît chacun-e personnellement et l’appelle par son nom. Être appelé par son nom signifie être reconnu, considéré et savoir que l’on existe véritablement. Dans la foi chrétienne, chacun-e est ainsi connu et aimé de Dieu.

Suivre Jésus, c’est également reconnaître sa voix et devenir familier de sa présence. Les différentes paroles de Jésus — « Je suis la porte », « Je suis la vie », « Je suis la lumière », « Je suis le pain de vie », etc. — sont autant de portes qui permettent de découvrir Dieu et de nourrir sa vie intérieure.

La vie en abondance proposée par le Christ consiste donc à vivre dans la confiance, la liberté, l’amour et la sécurité intérieure, en sachant que l’on est connu par son nom et accompagné par Dieu. Chaque porte franchie dans la vie quotidienne peut devenir un rappel de cette « porte » qu’est le Christ.

Comme un arbre

Comme un arbre

être en toi

comme un arbre aux racines profondes

qui puise aux sources de la vie.

Seigneur,

être en toi

comme un arbre bien droit

et tourné vers le ciel

ouvert au vent de ton Esprit.

Seigneur,

être en toi

comme un arbre vivant au rythme des saisons

qui porte du fruit en son temps

et de nouvelles pousses après l’hiver.

Seigneur

être en toi

comme un arbre

qui porte la vie.

Communauté des Diaconesses de Strasbourg, paru dans Livre de Prières, Olivétan : 2012, 5 octobre

Le psaume de la Création du dimanche 20 septembre 2026

Par les cieux devant toi, splendeur et majesté

Par l’infiniment grand, l’infiniment petit

Et par le firmament, ton manteau étoilé,

Et par frère soleil, je veux crier :

Refrain

Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,

Dieu vivant, Dieu très haut, tu es le Dieu d’amour ;

Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,

Dieu vivant, Dieu très haut,

Dieu présent, en toute création.

Par tous les océans et par toutes les mers

Par tous les continents et par l’eau des rivières

Par le feu qui te dit comme un buisson ardent,

Et par l’aile du vent, je veux crier :

Par toutes les montagnes et toutes les vallées

Par l’ombre des forêts et par les fleurs des champs

Par les bourgeons des arbres et l’herbe des prairies,

Par le blé en épis, je veux crier :

Par tous les animaux de la terre et de l’eau

Par le chant des oiseaux, par le chant de la vie

Par l’homme que tu fis juste moins grand que toi,

Et par tous ses enfants, je veux crier :

Par cette main tendue qui invite à la danse

Par ce baiser jailli d’un élan d’espérance

Par ce regard d’amour qui relève et réchauffe

Par le pain et le vin, je veux crier :

Patrick Richard à partir du psaume 8 et du cantique des créatures de St François d’Assise