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Prédication du dimanche 11 janvier 2026
Le récit Godly Play reprend les chapitres 12, 15, 17, 18, 21 et 24 du livre de la Genèse.
Dans ce récit, nous continuons à chercher la présence insaisissable de Dieu. Les gens qui vivaient à Ur autour d’Abraham et de Sarah croyaient qu’il y avait beaucoup de dieux liés à la nature. Cela signifiait que les dieux devaient être « ici » ou « là ». Abraham et sa famille croyaient que Dieu était partout, mais était-ce vraiment juste ? Que se passerait-il s’ils devaient aller dans un lieu ou une expérience inconnue : Dieu serait-il toujours là ? Ils n’en étaient pas sûrs, mais ils espéraient que Dieu serait là. Et Dieu a été là
Quand nous cheminons dans la foi, nous mettons nos pas dans leurs traces. Nous partageons leur confiance et leurs questions. Nous faisons partie de la grande famille née de la promesse de Dieu à travers Abraham et Sarah, famille qui est aussi nombreuses que le sable au bord de la mer et les étoiles dans le ciel.
Godly Play® est une approche religieuse qui donne une pleine place à l’enfant dans la communauté chrétienne. Elle ouvre à une aventure passionnante et à un apprentissage spirituel de grande qualité pour les adultes qui l’utilisent, autant que pour les enfants.
Après 30 ans de développement, le fondateur de la méthode, Jerome Berryman, a commencé à rédiger les « Manual of Godly Play® ».
Cette approche a été introduite en Suisse romande par le centre œcuménique de catéchèse de Genève. Depuis 2020 l’association Godly Play Suisse romande s’est mise à la traduction des manuels Godly Play en français.
La prière du dimanche 4 janvier 2026
Seigneur, Tu m’offres cette nouvelle année comme un vitrail à rassembler avec les 365 morceaux de toutes les couleurs qui représentent les jours de ma vie. J’y mettrai le rouge de mon amour et de mon enthousiasme, le mauve de mes peines et de mes deuils, le vert de mes espoirs et le rose de mes rêves, le bleu ou le gris de mes engagements ou de mes luttes, le jaune et l’or de mes moissons.
Je réserverai le blanc pour les jours ordinaires et le noir pour ceux où tu sembleras absent. Je cimenterai tout par la prière de ma foi et par ma confiance sereine en toi. Seigneur, je te demande simplement d’illuminer, de l’intérieur ce vitrail de ma vie, par la lumière de ta présence et par le feu de ton esprit de vie. (site GloireAdieu.com)
Le verset du dimanche 4 janvier 2026
Vous avez été construits sur les fondations constituées par les apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. C’est en lui que toute construction bien coordonnée s’élève pour être, dans le Seigneur, un sanctuaire saint. C’est en lui que, vous aussi, vous êtes construits ensemble pour être une habitation de Dieu, dans l’Esprit. (Lettre aux Ephésiens 2, 20-22)
L’adoration de mages d’Orient
Nous partons du récit des mages d’Orient dans l’Évangile de Matthieu, venus rendre hommage au « roi des Juifs ». Nous voulons distinguer l’hommage, geste social de reconnaissance ou de respect, de l’attitude beaucoup plus profonde que vivent les mages lorsqu’ils rencontrent Jésus: ils se prosternent et l’adorent. Leur geste dépasse l’hommage attendu pour devenir une véritable adoration, spontanée et gratuite.
Alors que beaucoup de personnes qui rencontrent Jésus dans les Évangiles expriment leur foi par des paroles (Messie, Fils de Dieu, roi d’Israël), les mages répondent par le silence d’adoration, par la prosternation du corps. Cette attitude marque une conversion intérieure : ils passent du projet de rendre hommage à une expérience d’adoration.
La prosternation peut avoir deux sens qui s’expriment dans les récits des Evangiles : soit une démarche intéressée pour demander une faveur à Jésus, ce geste est plus courant, soit un geste gratuit d’amour et de reconnaissance, comme celui des mages ou encore les femmes au tombeau vide, «Elles s’approchèrent et lui saisirent les pieds en se prosternant devant lui» et des disciples après la résurrection quand Jésus les rencontre en Galilée : «En voyant Jésus, ils l’adorent ». Cette adoration, présente au début et à la fin de l’Évangile de Matthieu, honore le Christ pour ce qu’il est, sans attente de contrepartie.
Cela interroge notre pratique chrétienne actuelle, notamment protestante, souvent plus centrée sur la parole que sur l’adoration silencieuse ou corporelle. Mais osons adorer Jésus, même sans support matériel, par le silence d’abord, ensuite peut-être accompagné par le chant ou la prière de louange. Nous n’avons pas forcément l’habitude de nous adresser directement à Jésus. Nous prions certes « au nom de Jésus-Christ »,mais c’est encore une autre démarche d’adorer Jésus directement.
Enfin, l’adoration est comme une relation de présence plus que de paroles, comparable à une recharge spirituelle, à l’image d’une borne de recharge pour une voiture électrique : un temps calme où l’énergie circule et renouvelle la foi. Ces prochains jours, essayons. Prenons du temps pour adorer Jésus, à la suite des mages d’Orient, dans une attitude intérieure de silence, de louange ensuite. De présence à présence.
Conviction partagée, dimanche 28 décembre 2025
Officiante : Au milieu de ceux qui se savent pauvres,
comme au milieu des orgueilleux,
Hommes : parmi les persécutés,
Femmes : comme parmi les privilégiés,
Tous : Christ est venu faire toutes choses nouvelles
Officiante : Dans nos maisons,
comme sur les places publiques,
Hommes : dans les banquets de nos fêtes,
Femmes : comme dans les cours de justice
Tous : Christ est venu faire toutes choses nouvelles
Officiante : Dans une caresse pleine de tact,
comme dans une claire parole de colère,
Hommes : dans une conscience alignée,
Femmes : dans un amour brûlant,
Tous : Christ est venu faire toutes choses nouvelles
Officiante : Afin que son règne s’étende,
pour que le monde croie,
Hommes : afin que les arrogants chancellent,
Femmes : et que les potentiels de chacune et chacun soient mis
en lumière
Tous : Christ est venu faire toutes choses nouvelles
Officiante : En nous et sans nous
avant nous et après nous,
Hommes : Ici et partout,
Femmes : Aujourd’hui et toujours
Tous : Christ est venu faire toutes choses nouvelles
Petit livre de célébration, liturgie matinale B, OPEC, Olivétan : 2017.
Les citations du dimanche 28 décembre 2025
« Béni es-tu, Syméon, toi que l’Esprit a maintenu en haleine et en appétit toute une vie. Avec l’Esprit, tu fus le courageux gardien de l’espace vide que creuse en nous l’espérance ».
« Béni es-tu Syméon, toi dont l’Esprit était le fidèle compagnon, c’est lui qui te poussa au temple où tu reçus dans tes bras le début de l’accomplissement »
Cf. Marion Muller-Colard, Eclats d’Evangile, Bayard/ Labor et Fides, p.239