Inspirations

TAGS

Prédication du dimanche 14 juin 2026 – autour de la coupe du monde de football

Textes bibliques : Ephésiens 4, 25-26 – Matthieu 6, 33 – Matthieu 9, 12-13 – Hébreux 13, 2-3 – Colossiens 3, 13-14 – 1 Timothée 4, 12

La Coupe du monde de football 2026 a débuté. Même s’il ne faut pas oublier les contradictions de cette fête sportive, le football est vecteur de valeurs sûres au niveau local. Il favorise l’apprentissage du vivre-ensemble, le respect, l’esprit d’équipe et l’inclusion sociale. Il est possible d’aimer ce sport tout en gardant un regard critique sur ses dérives. Les grands événements sportifs peuvent aussi favoriser les rencontres entre peuples et ouvrir des discussions sur les injustices.

Plus que dans n’importe quel autre sport, il y a un lien entre football et religion. Le football possède une dimension quasi rituelle : les stades ressemblent à des lieux sacralisés. Les chants, les symboles, les habitudes des supporters et les compétitions répétées rappellent certains aspects des pratiques religieuses.

Développons trois enseignements chrétiens:

D’abord la question de la superstition. Les rituels et objets censés influencer un match (signes de croix, gris-gris, objets porte-bonheur) sont problématiques. La foi chrétienne protestante rappelle que seule la confiance en Jésus-Christ doit être source d’espérance, et non des objets ou pratiques magiques.

Puis, apprenons quelque chose de l’importance de la fête et de l’enthousiasme que suscite ce sport. Le football montre combien les humains ont besoin de célébrer avec passion. En Eglise, nous pouvons parfois regretter le manque d’enthousiasme dans les célébrations chrétiennes et nous pourrions apprendre à retrouver une joie plus visible, notamment lors des grandes fêtes chrétiennes comme Pâques.

Finalement, le foot nous apprend aussi quelque chose sur l’acceptation de l’erreur et du pardon : le football est imprévisible, et les erreurs font partie du jeu. De même, dans la vie, les échecs et les fautes ne doivent pas conduire au découragement. La foi chrétienne invite à se relever, à se pardonner et à continuer sa route dans la confiance en la grâce de Dieu. Nous pouvons apprendre de l’erreur et Dieu nous accompagne sur le chemin du pardon.

La prière du dimanche 7 juin 2026

Sème en nous cet enthousiasme un peu débordant, cette joie et cette chaleur humaine qui font de l’Eglise un lieu où il fait bon vivre.

La citation du dimanche 7 juin 2026

Ce matin, comme je priais tranquillement devant ma tasse de café, le seigneur est venu s’asseoir près de moi. Il ne m’a rien dit. Il s’est assis simplement, en silence. Moi, je me disais, comme Jean à Pierre : C’est le Seigneur ! et je Le regardais à la dérobée, du coin de l’œil. Mais lui ne disait rien : il priait. Alors j’ai  mis ma tête dans mes mains pour prier moi aussi ; mais je n’avais plus de mots, ni de questions, ni révolte ; là où, d’habitude, se bousculent les pensées les plus diverses, il n’y avait que la paix. Un océan de paix. Décontenancée, j’ai scruté cet océan, à l’horizon : rien, seulement la paix. Nous sommes restés un moment tous les deux sans parler côte à côte ; et puis, je me suis levée et je suis partie à mon travail. Et Jésus est resté à prier.

Elisabeth Vilain, Car Tu es moi plus que moi-même.

Le verset du dimanche 7 juin 2026

Mais que celui qui fait le fier soit fier d’avoir du bon sens et de me connaître, de savoir que je suis le Seigneur et que j’agis sur la terre avec fidélité, équité et justice. Jérémie 9, 23

Prédication du dimanche 7 juin 2026

Commençons avec une comparaison simple : monter un meuble Ikea ou préparer un repas. Comme les notices Ikea ou les recettes de Betty Bossy, à un moment donné, l’armoire est monté et nous nous réjouissons de l’utilise, le repas est prêt et il et temps de manger. Après les grands événements liturgiques — Pâques, l’Ascension, la Pentecôte et la Trinité — le « montage » de la révélation de Dieu est achevé : Dieu s’est manifesté comme Père, Fils et Saint-Esprit, une communion vivante. Il faut maintenant l’utiliser, en vivre, goûter et s’en réjouir, en faire quelque chose dans notre vie.

La foi chrétienne ne consiste pas seulement à connaître des doctrines ou célébrer des fêtes : il faut intégrer cette réalité dans la vie quotidienne. Comme les meubles Ikea ne ressemblent jamais exactement aux catalogues, ou les plats cuisinés ne sont pas toujours aussi alléchants que sur les photos des recettes de Betty Bossy, la vie chrétienne reste imparfaite, désordonnée, concrète.

Pour continuer, après avoir « reçu » de Dieu l’essentiel, on peut s’inspirer des premiers chrétiens dans le livre des Actes. Après la prédication de Pierre à la Pentecôte, les auditeurs sont « transpercés au cœur ». Cette expression ne décrit pas une simple émotion, mais un bouleversement profond qui touche le centre de l’être humain, là où se prennent les décisions importantes. La rencontre avec l’Évangile et avec le Dieu trinitaire transforme intérieurement et pousse à agir autrement.

Cette transformation passe notamment par le baptême et le don du Saint-Esprit, qui accompagnent une nouvelle manière de vivre avec le Christ. Elle se vit aussi en communauté : partage, fraternité, prière, solidarité et simplicité caractérisent les premiers croyants.

Le message central est donc le suivant : tout est désormais donné par Dieu, mais il faut maintenant en vivre concrètement. La foi chrétienne invite à se laisser transformer encore et encore par l’Évangile, à vivre ensemble dans la joie, la simplicité et le partage, et à faire de sa vie un espace ordonné par le message du Christ plutôt que par ses propres habitudes.

La prière du dimanche 31 mai 2026

Souffle de Dieu

Respiration de feu

Vent d’où il veut

De ta prenante légèreté

Tu visites nos pesanteurs

Emmène-nous au jardin de l’été

Relève-nous de nos amertumes

Comme de nos lâchetés

Donne-nous l’intelligence

De l’invisible

Où la promesse se fait présence

Souffle de Dieu

Respiration de feu

Vent d’où il veut

Dépose sur nos blessures d’exil

Ton huile de consolation

Ouvre nos terres durcies

Au fin passage

De la grâce

Que sous ta paume d’amour

Chaque matin

Se fasse naissance

Souffle de Dieu

Respiration de feu

Vent d’où il veut !

 

Francine Carillo, A fleur de visage