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La prière du dimanche 8 février 2026

Seigneur, tu aimes la justice et tu établis la paix sur la terre. Nous te présentons la désunion du monde actuel, la violence absurde et toutes les guerres qui brisent le courage des peuples du monde,
l’avidité et l’injustice humaines qui sont source de haine et de conflits. Envoie ton Esprit et renouvelle la face de la terre; apprends-nous à être compatissants envers toute la famille humaine; affermis la volonté de tous ceux et celles qui luttent pour la justice et pour la paix, et donne-nous cette paix que le monde ne peut pas donner.

Conseil œcuménique des Eglises, Genève

La citation du dimanche 8 février 2026

La quête chrétienne de la paix ne se résume pas à un engagement éthique et politique. Elle est portée et guidée par la foi en Dieu, Dieu de paix. Pour envisager l’avenir, je voudrais placer tous nos efforts humains en faveur d’une éthique évangélique responsable de la paix sous la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence.

Pasteure Kirsten Fehrs, Présidente de l’Eglise protestante d’Allemagne dans l’avant-propos du document « Un monde en désordre  – Une paix juste en ligne de mire. L’éthique protestante de la paix face à de nouveaux défis », 2025

Le verset du dimanche 8 février 2026

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jean 14,27)

Prédication du dimanche 8 février 2026

Nous sommes profondément bouleversés face à la guerre en Ukraine, voilà 4 ans que cela dure ! Souvent réduite à des chiffres vertigineux (millions de victimes, territoires occupés, coûts astronomiques), n’oublions jamais qu’il s’agit avant tout d’êtres humains, de familles et d’enfants privés d’une vie normale. Après quatre années de conflit, la souffrance est immense : villes bombardées, populations plongées dans le froid et la peur quotidienne, réfugiés partout en Europe.

Face à cette réalité, nous interroge Dieu sur le sens de l’humanité, la responsabilité humaine et la persistance du mal, tout en rappelant la promesse biblique de paix (Ésaïe, Jean) et l’appel du Christ à une paix intérieure au cœur d’un monde agité.

Le Psaume 39 devient central : « Ne te tais pas devant mes pleurs ». Ce cri symbolise la détresse des Ukrainiens — et de toute personne confrontée à la guerre —, le sentiment d’impuissance, la fragilité de la vie (« tout humain n’est que vapeur ») et la question fondamentale : « Seigneur, que puis-je espérer ? »

La prière apparaît alors comme un appel désespéré mais confiant, enraciné dans la mémoire collective de l’aide de Dieu dans le passé. Pleurer devient un acte de vulnérabilité et d’ouverture, un chemin vers la compassion et la solidarité. N’oublions pas à intercéder pour ceux qui souffrent et à croire que Dieu entend les cris humains. « Ne te tais pas devant mes pleurs ».

Concluons sur l’idée que soutenir ceux qui appellent au secours fait partie de notre responsabilité, et que la prière, partagée ou silencieuse, demeure une source d’espérance au cœur de la détresse.

La prière du dimanche 1er février

L’Evangile de Jean a mis dans la bouche cette phrase : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Toi qui es Chemin : donne-nous de croire, qu’en toute impasse s’offre un passage. Toi qui es Vérité : donne-nous de croire que de toute errance nous pouvons nous réveiller. Toi qui es Vie : donne-nous de croire que de toute mort tu viens nous relever. Montre-nous le Père qui n’est pas ailleurs mais au cœur de notre humanité.  Francine Carrillo, pasteure et poète

La citation du dimanche 1er février 2026

Le « chez soi » (home) comme participation à la vie de Dieu : Et si le « chez soi » (home) n’était pas considérée comme quelque chose que l’on possède, ni même que l’on occupe, mais comme quelque chose auquel on participe ?

Siobhan Garrigan, A theology of home in a time of homelessness, 2025