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La prière du dimanche 2 août 2026
Nous sommes choqués des feux qui ravagent sur notre continent nos forêts. Merci pour tous ceux qui agissent de manière infatigable. Merci pour toutes les personnes qui viennent à l’aide aux plus touchés et fragilisés, à cause de l’Évangile ou par simple générosité humaine, pour nourrir, soigner, secourir, s’interposer. Renouvelle leurs forces !
Permets que nous restions vigilent et aidant pour toute personne qui souffre de la chaleur. Soutiens les agriculteurs, leurs champs et leurs bêtes, qu’ils ne se découragent pas. Amen.
La citation du dimanche 2 août 2026
Si la présence du Dragon sature le récit et lui dicte son tempo, tandis que Dieu reste dans l’ombre, la volonté du second s’impose au premier et décide de l’issue des événements. Le fait que Dieu n’intervient pas comme l’un des acteurs de l’intrigue préserve sa transcendance. Le récit invite le lecteur à ne pas se laisser impressionner par les manifestation visibles de puissance du diable.
Jacques Descreux, Ouvrir le livre scellé, 2025
Le verset du dimanche 2 août 2026
Il y eut alors une guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent le dragon. Le dragon combattit, lui et ses anges, mais il ne fut pas le plus fort, et il ne se trouva plus de place pour eux dans le ciel. Il fut jeté à bas, le grand dragon, le serpent d’autrefois, celui qui est appelé le diable et le Satan, celui qui égare toute la terre habitée ; il fut jeté sur la terre, et ses anges y furent jetés avec lui. Alors j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait :
Maintenant sont arrivés le salut, la puissance, le règne de notre Dieu
et le pouvoir de son Christ. Car il a été jeté à bas, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.
Apocalypse 12, 7-10
Prédication du dimanche 2 août 2026 – Apocalypse 12
Nous proposons de lire l’Apocalypse 12 non centré sur la violence ou la colère de Dieu, mais sur la défense de la vie fragile. Malgré les apparences, l’Apocalypse ne glorifie pas la force. Comparons cette idée à un camion qui s’arrête devant un passage piéton : la société choisit de protéger les plus vulnérables plutôt que de laisser triompher le plus fort. C’est le même message que transmet l’Apocalypse : la vie est plus précieuse que toute forme de force et de combat.
La femme enceinte représente avant tout la vie qui naît, avec toute sa fragilité. Elle peut symboliser Marie, Israël, l’Église ou même toute l’humanité appelée à engendrer la vie. Donner naissance est présenté comme le plus beau don de Dieu, mais aussi comme une réalité toujours exposée à la souffrance et au danger. Cela vaut aussi pour des idées ou des projets qui naissent.
Face à cette femme sur le seuil d’accoucher se trouve le dragon, symbole de toutes les forces qui détruisent la vie. Il ne désigne pas seulement le mal spirituel, mais aussi les réalités contemporaines qui menacent la création : la pollution, le trafic routier, les excès de notre économie, le plastique, les catastrophes écologiques ou tout système qui privilégie le profit au détriment du vivant.
Soulignons encore que Dieu ne combat pas directement le dragon. Dans le récit biblique, Dieu protège l’enfant, tandis que les anges affrontent le dragon. Cela montre que Dieu demeure le garant de la vie, qu’Il est au-delà de ces combats ou dualismes, et qu’il existe un espace où celle-ci est définitivement en sécurité, symbole du Royaume de Dieu ou de la communion avec Lui.
Cependant, sur la terre, le combat continue car le dragon quitte le ciel et se défoule sur la terre. La femme doit fuir dans le désert, lieu à la fois de vulnérabilité et de confiance en Dieu (L’Exode). Le dragon poursuit son œuvre destructrice, notamment en polluant les sources de vie sur la terre, ce qui permet une lecture écologique du texte : les atteintes à l’environnement deviennent une image actuelle du dragon.
Choisissons le camp de la vie. Discernons et démasquons les « dragons » de chaque époque et faisons naître des modes de vie, des projets et une économie qui protègent le vivant. Jésus-Christ, représenté dans l’Apocalypse comme l’Agneau, incarne cette force paradoxale de la fragilité victorieuse de la mort. Ainsi, loin d’être un livre de destruction, l’Apocalypse apparaît comme une ode à la vie, à l’espérance et à la responsabilité humaine de préserver la création, source de vie.
La prière du dimanche 26 juillet 2026
Dieu, nous éprouvons en Europe le manque d’eau et une nouvelle problématique que tant de régions du monde connaissent depuis toujours : la sécheresse. Nous nous sentons démunis. Nous te demandons de donner du courage aux personnes qui peuvent décider de créer un système de vie autrement, respectueux et parcimonieux. Nous te confions nos agriculteurs qui doivent faire face à ces nouveaux défis. Nous te prions pour une vie digne pour tous. Amen.
La citation du dimanche 26 juillet 2026
Il ne s’agit pas ici de promouvoir un catastrophisme enthousiaste qui serait non seulement irresponsable mais illusoire. En effet, assumer une éthique de dissidence, est autre chose que développer un pessimisme illuminé à propos de l’avenir du monde. La perspective de l’Apocalypse, est au contraire celle d’une espérance fondée sur la confiance. Contre les déterminismes dans lesquels nous pensons souvent devoir rester enfermés, elle offre une lecture différente et libératrice de l’Histoire et de son horizon.
Patrice Rolin, pasteur en France et bibliste.