Inspirations

TAGS

Prédication du dimanche 30 août 2026

Pour ce culte d’anniversaire, nous observons plus attentivement ce temple. Plusieurs éléments architecturaux sont surlignés : : les trois croix présentes dans le bâtiment rappellent le Christ, tout en soulignant la particularité protestante de la croix vide, qui évoque davantage la résurrection que la souffrance du Christ. Cependant, la croix n’est pas indispensable dans un temple protestant : c’est surtout la Bible ouverte qui représente le cœur de la foi et la caractéristique d’un temple protestant.

Les 407 carrés en verres symbolisent l’ancienne garde bois. Et non pas un esprit « carré » des protestants ! Malgré son aspect simple, le temple du Gottau n’est pas austère : il est un espace joyeux et chaleureux, proche de cette « tente de la rencontre » biblique (lecture d’Exode 33, 7-11) où chacun-e peut rencontrer Dieu dans une relation familière et simple.

Le passé agricole de la grange devient également une source de symboles. Le foin et la paille, autrefois entreposés ici, évoquent une communauté appelée à être au service de Dieu, des autres et de la société, comme la paille qui couvre le plancher des vaches ou les potagers. Le blé, séparé de la paille, rappelle quant à lui l’importance de conserver ce qui nourrit réellement. Le Centre paroissial devient ainsi un lieu où l’on « engrange la grâce de Dieu », pour trouver des forces dans les périodes difficiles de la vie.

Enfin, le bois et les arbres, omniprésents dans le bâtiment, renvoient à de nombreux récits bibliques : l’arche de Noé, l’arche de l’Alliance, la barque de Jésus, la croix ou encore l’arbre de vie. Ainsi, le bâtiment lui-même devient comme un récit biblique vivant, qui rappelle la foi, la grâce, le service et la rencontre avec Dieu.

La citation du dimanche 16 août 2026

« Puis il me montra un fleuve d’eau vive, brillant comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la cité et des deux bras du fleuve, est un arbre de vie produisant douze récoltes. Chaque mois il donne son fruit, et son feuillage sert à la guérison des nations.

Il n’y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la cité, et ses serviteurs lui rendront un culte, ils verront son visage et son nom sera sur leurs fronts.

Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, »

Apocalypse 22, 1-5

La prière du dimanche 16 août 2026

S’en remettre

J’ai tout remis entre tes mains :

Ce qui m’accable et qui me peine,

Ce qui m’angoisse et qui me gêne,

Et le souci du lendemain.

J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains :

Le lourd fardeau traîné naguère

Ce que je pleure, ce que j’espère,

Et le pourquoi de mon destin.

J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains :

Que ce soit la joie, la tristesse,

La pauvreté ou la richesse

Et tout ce que jusqu’ici j’ai craint.

J’ai tout remis entre tes mains

J’ai tout remis entre tes mains :

Que ce soit la mort ou la vie,

La santé, la maladie,

Le commencement ou la fin.

Car tout est bien entre tes mains.

Marie Henrioud in Prières, Le Mont-sur-Lausanne : Ouverture, 1982

Prédication du dimanche 16 août 2026

Les dernières pages de nos bibles font écho aux premières : on retrouve un fleuve qui sort de La Ville, comme celui qui sort du jardin d’Eden. On retrouve aussi l’arbre de vie au milieu, mais cette fois, il est seul, il n’est plus accompagné de l’arbre de la connaissance du bien et du mal qui avait causé la chute. Et l’auteur renforce « il n’y aura plus de malédiction » (22,3): la sentence qui interdisait l’accès au paradis est annulée.

Ce vers quoi nous allons, n’est pas une lente amélioration de l’histoire, mais une nouvelle création. C’est déjà rassurant, parce que quand je regarde le monde, je ne vois pas vraiment l’amélioration au fur et à mesure des siècles. La Bonne nouvelle que j’entends encore, c’est que cette fin de l’histoire ne dépend pas de nous, ce n’est pas à nous de réaliser cette nouvelle terre et ces nouveaux cieux : faire confiance à la force de notre Dieu créateur.

Et ce n’est pas un retour aux origines : ce n’est pas un jardin, mais une ville. Comme pour dire : il y a eu toute une histoire, votre histoire et c’est avec elle que je crée à neuf.

Notez ensuite la surprenante absence de temple. Dieu demeure dans la Ville ; tous seront en sa présence. Il sera pleinement « Dieu avec nous ».

Et si Ezéchiel (37, 27-28) annonçait : « Ma demeure sera auprès d’eux ; je serai leur Dieu ; ils seront mon peuple. » Ici, l’annonce s’élargit à toutes les nations : « ils seront ses peuples »(21,3) et lui sera « Dieu qui est avec eux » !

Les portes constamment ouvertes ne protègent pas la ville, mais donnent accès et accueil à ceux qui viennent d’ailleurs, aux nations qui apporteront leur gloire et leur honneur (24.26), la richesse de leur spiritualité .

L’arbre de vie au bord du fleuve qui porte son fruit chaque mois fait aussi référence à Ez 47 où l’eau sort du Temple en 4 rivières qui deviennent des fleuves, au bord desquels poussent des arbres qui donnent des fruits tous les mois. Peut-on mieux parler des bienfaits qui poussent quand nous sommes bien enracinés dans la présence de Dieu ?

Cette présence de Dieu que nous pouvons déjà savourer maintenant et en porter les fruits dans nos vies.

Et le feuillage de l’arbre de vie ? Il sert à la guérison des nations

Tenez bon dans la foi, nous dit Jean, c’est ce qui compte maintenant et en fin de compte aussi. Oui, il y a le mal que nous faisons et le mal que nous subissons. Mais non, ce n’est pas cet horizon qui nous attend.

Le Christ est plus fort, plus grand et nous invite à une proximité de son amour qui fera fondre tout ce qui fait mal.

C’est à cette espérance que l’Apocalypse nous invite.

La citation du dimanche 9 août 2026

« Qu’est-ce qu’un ange, sinon cet invisible qui nous recueille quand la brutalité des hommes nous menace ? »

                                                                                                                            Christian Bobin, La plus que vive (1996)

Les versets du dimanche 9 août 2026

« Le Seigneur apparut à Abraham aux chênes de Mamré alors qu’il était assis à l’entrée de la tente dans la pleine chaleur du jour. Il leva les yeux et aperçut 3 hommes debout près de lui. A leur vue il courut de l’entrée de la tente à leur rencontre, se prosterna à terre et dit: «Mon Seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, veuille ne pas passer loin de ton serviteur. Qu’on apporte un peu d’eau pour vous laver les pieds, et reposez-vous sous cet arbre. Je vais apporter un morceau de pain pour vous réconforter avant que vous alliez plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur». Ils répondirent: «Fais comme tu l’as dit». »

                                                                                                                            (Genèse 18,1-5)

« N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ».

                                                                                                          (Hébreux 13, 2)