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Prédication du vendredi 3 avril 2026, Vendredi-saint

Le récit de la Passion dans l’Évangile selon Jean se distingue des autres Évangiles. Ici, Jésus n’apparaît pas comme une victime passive : il ne crie pas son abandon, ne subit pas la souffrance, mais assume volontairement sa mort avec dignité et maîtrise. Il porte lui-même sa croix et agit en pleine conscience, comme accomplissant la volonté de Dieu.

Jean insiste sur certains détails symboliques, comme la tunique de Jésus non déchirée, qui peut représenter l’unité des croyants, malgré les divisions autour de sa personne. Cette idée est renforcée par les paroles de Jésus appelant à l’amour mutuel et à l’unité.

L’Évangile souligne aussi que tout se déroule selon un plan divin : Jésus dit « tout est accompli », montrant que sa mission est menée à son terme dans l’obéissance et l’amour. Cette vision devait rassurer les premières communautés chrétiennes, confrontées à la persécution et à l’insécurité, en affirmant que Dieu reste maître de la situation.

Enfin, la croix n’est pas présentée comme un échec, mais comme une révélation de la gloire de Dieu. Jésus promet la continuité de sa présence à travers l’Esprit, le Consolateur. Pour nous aujourd’hui, cela peut aussi nous aider à trouver le Christ dans l’expérience de cet esprit « qui se tient avec nous». Et aussi dans cette certitude que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu si nous, à notre tour, nous nous aimons les uns les autres. Au pied de la croix ce matin, c’est une immense confiance que l’Evangile de Jean nous offre devant cette déferlante de folies meurtrières dans notre monde et aux difficultés existentielles de beaucoup de nos contemporains. Je trouve que cela est bon à prendre.

Lectures bibliques : Evangile selon Jean chapitres 18 et 19

La citation du dimanche 29 mars 2026

« Au nom de Dieu Tout-Puissant !

Le peuple et les cantons suisses,

conscients de leur responsabilité envers la Création,

résolus à renouveler leur alliance

pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde,

déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité,

conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures,

sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,

arrêtent la Constitution que voici : »

Constitution fédérale, préambule, https://constitutio.ch/articles/prambule

La prière du dimanche 29 mars 2026

Seigneur,

En ce dimanche des Rameaux, tu entres comme un roi dans la ville de Jérusalem,

Viens aujourd’hui chez moi et pour ce moment :

J’ouvre mon cœur et t’acclame ; fais-moi sentir ta présence.

En ce dimanche des Rameaux tu entres comme un roi,

Et tu sais que la foule qui t’acclame demandera ta peau quelques jours plus tard.

Et pourtant tu l’accueilles et tu iras à la croix pour elle aussi.

Accueille-moi aussi tel que je suis, là où j’en suis,

Avec mes réalisations et mes insuffisances.

Je médite les derniers jours de ta Passion et j’ai confiance en ton amour.

Seigneur, prends pitié

Amen

Prédication du culte solidaire du dimanche 29 mars 2026

Solidarité et solide partagent la même étymologie, caractéristique d’une matière dont les constituants tiennent ensemble fermement. Un solide, c’est un corps « dont les molécules sont très rapprochées les unes des autres ; qui garde une forme constante, qui a de la cohésion » (Le Robert), un cristal par exemple, par opposition à un liquide ou un gaz.

La première utilisation du mot « solidarité » est juridique : plusieurs personnes sont dites solidaires lorsqu’un engagement commun les oblige ensemble, p.ex. à rembourser une dette.

 

Dans ma vie, de quel nombre de gestes de solidarité ai-je bénéficié ! C’est la reconnaissance.

 

A mon tour, j’ai aidé, soutenu, aiguillé, remis droit, participé … ou tout autre geste, posture ou attitude solidaire. C’est ma part pour une famille, une équipe, une communauté, une société solide.

 

A l’image des amis qui amènent le paralysé à Jésus, je fais confiance à Dieu. Je lui remets ce qu’il en adviendra.

 

Les enfants nous ont montré l’exemple : ils ont façonné des bombes de semences pour la biodiversité, ils ont rendu des services pour récolter de quoi soutenir le projet de jardins scolaires au Kenya.

Goutte d’eau du colibri ou graine de moutarde qui devient un arbre ?

Nous croyons en un Dieu créateur, compagnon, souffle de vie qui ne demande qu’à grandir en nous et autour de nous.

Psaume 23

Hommes Le Seigneur est mon berger,

je ne manquerai de rien.

Femmes 2Il me met au repos sur de verts pâturages,

il me conduit au calme près de l’eau.

Hommes 3Il me fait revivre !

Il me guide sur la bonne voie,

car il est fidèle à lui-même.

Femmes 4Même si je marche dans la vallée de l’ombre et de la mort,

je ne redoute aucun mal, Seigneur, car tu m’accompagnes.

Hommes Tu me conduis, tu me défends, voilà ce qui me rassure.
Touxtes 6Oui, le bonheur et la grâce

m’accompagneront tous les jours de ma vie !

Seigneur, je reviendrai dans ta maison

aussi longtemps que je vivrai.