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Luc 24, 13-32, les disciples d’Emmaüs – Prédication du dimanche 17 mai 2026
La présence de l’Eternité dans le quotidien et son lot de déceptions, de retour en arrière, de discussions sans issus. C’est ce que vivent ces deux hommes en rentrant à la maison, déçu de la fin tragique de leur idole, le Christ. Mais voilà qu’en cheminant, Il est là, autrement. C’est ce que nous célébrons lors des confirmation : l’assurance ou la conviction que l’Invisible se rend présent sur la route des jeunes. Que Celui qui est la Résurrection et la Vie n’est pas qu’une idée, mais un compagnon de route dans le « chemin faisant » des jeunes.
Puis le rite de la fraction du pain et de l’élévation de la coupe de vin rappelle « faites cela en mémoire de moi, jusqu’à ce que je revienne. » Dimanche après dimanche, c’est ce qui se vit, pour se rappeler, pour vivre sa présence, pour raviver l’invisible à nos côtés, l’Amour donné, l’amitié offerte par un Dieu qui « marche avec nous. »
La prière du dimanche 3 mai 2026
Tu nous touches au plus profond de nous-mêmes quand nos lèvres s’ouvrent à toi par le chant et quand notre cœur est touché par la musique jouée. Merci pour tous les artistes qui composent, qui fabriquent des instruments de musique, qui publient des notes et des sites pour apprendre. Merci pour tous les musiciens et musiciennes qui performent, qui offrent leur talent et leur travail au plaisir de nos vies.
La citation du dimanche 3 mai 2026
« La musique est aujourd’hui un accès privilégié des jeunes aux thèmes religieux et spirituels : pour beaucoup d’entre eux, les concerts musicaux sont devenus une forme de culte. Pourquoi les êtres humains chantent-ils ? On peut donner un large éventail de réponses à cette question, y compris une réponse de foi. En d’autres termes, la musique et le chant représentent pour chaque génération un lieu de rencontre, d’ouverture au monde entier et à Dieu. »
Ermanno Genre, Le culte chrétien. Une perspective protestante, 2008
Le verset du dimanche 3 mai 2026
Le Nouveau Testament s’ouvre par un hymne prophétique : le Magnificat dans lequel Marie exalte le Seigneur pour sa grâce (Luc 1:46-55). Selon les coutumes du peuple hébreu, un tel poème pouvait seulement être chanté. La naissance du Sauveur a été annoncée par la plus étonnante chorale qu’on ait jamais entendue sur cette terre : un chœur de myriades d’anges a entonné le Gloria que des milliers de chrétiens ont repris après eux : “Gloire à Dieu dans les lieux très hauts et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée.” (Luc 2:14) Quelques jours plus tard, Anne puis Siméon ont laissé déborder leur joie de voir Celui que l’on attendait depuis des siècles. C’est par des hymnes de louanges qu’ils ont salué le Sauveur (Luc 2:22-38).
Prédication du dimanche 3 mai 2026
Le culte fait honneur au nouveau piano à demi-queue. La prédication est composée de trois morceaux de musique précédés par une introduction et un texte biblique. Il conviendrait donc d’écouter ces morceaux de musique sur youtube ou une autre plateforme de musique afin d’apprécier l’ensemble de cette prédication en musique :
Scherzo n°1 de Fréderic Chopin
En 1830, la Pologne, occupée par la Russie, se soulève contre le tsar Nicolas Ier. Après plusieurs mois de combats, l’insurrection est écrasée et Varsovie tombe, entraînant une forte répression. De nombreux Polonais s’exilent, dont le compositeur Frédéric Chopin, profondément marqué par cet exil. Son Scherzo n°1 reflète cette période : malgré son nom qui signifie « plaisanterie », l’œuvre est sombre, agitée et dramatique. Elle débute comme une tempête, symbolisant le chaos et la souffrance, puis laisse place à une partie plus douce et apaisée inspirée d’un chant de Noël polonais, évoquant une lumière d’espoir. La tension revient ensuite avec force dans la dernière partie. Ce morceau invite ainsi à traverser les épreuves en s’appuyant sur une lumière intérieure et spirituelle, capable d’apporter espoir et stabilité malgré les tempêtes.
Marc 4:35-41 : Jésus qui dort dans une barque alors que le lac est tumultueux. Les disciples appellent à son aide et sa présence calme la tourmente.
Gnomenreigen de Franz Liszt
Ce bref morceau de Franz Liszt (1862) est une pièce fantaisiste et vive, évoquant des gnomes dansants et imprévisibles. Par ses changements soudains et ses passages rapides, il crée une illusion musicale pleine de mouvement et de légèreté. L’ensemble dégage une joie débordante, invitant l’auditeur à se laisser emporter, à oublier ses lassitudes et à retrouver une énergie vivante et joyeuse.
Psaume 16, 7-11 qui se termine : Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a abondance de joies devant toi, des délices éternelles à ta droite.
Franz Liszt / Camille Saint-Saëns : Danse macabre
Cette œuvre de Franz Liszt et surtout de Camille Saint-Saëns (1874) s’inspire d’une légende médiévale où, à minuit, la Mort joue du violon pour faire danser les morts jusqu’à l’aube. La musique est à la fois vive et joyeuse, mais teintée d’inquiétude. Elle reflète un contraste proche de notre réalité : entre joie et bien-être d’un côté, et souffrance et injustice dans le monde de l’autre. Cette double expérience se retrouve aussi dans le message biblique exprimé dans les discours d’adieu dans l’Evangile de Jean : vivre à la fois la joie d’être proche de Dieu et le sentiment d’épreuve, tout en gardant l’espérance que le mal est finalement vaincu.
Jean 16, 25b – 33 : Dans le monde, vous connaissez la détresse, mais courage! Moi, j’ai vaincu le monde.
La prière du dimanche 26 avril 2026
En sortant du tombeau, tu avais transformé les cœurs endoloris de celles et ceux qui t’ont fait confiance, en cœurs épanouis, pleins d’une vie nouvelle et d’une ardente foi.
C’est cette conversion que tu veux opérer en chacune et chacun d’entre nous, en nous faisant sortir de l’emprisonnement et de l’aveuglement de toutes nos tristesses, nos colères, nos blessures, nos déceptions, nos fatigues.
Viens travailler, agir dans notre cœur. Aide -le à cicatriser des blessures, à l’ouvrir au bonheur, à dilater ses désirs, à combler son espérance.
Convertis en ardeur toutes nos lassitudes, convertis en clarté notre regard trop sombre, et tous nos repliements en un amour allègre, ivre de se donner. Que la Pâques du Seigneur se lève sur nos vies.