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Prédication du dimanche 27 septembre 2026 – Jean 10, 1-10

La prédication part de la parole de Jésus dans l’Évangile de Jean : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et l’aient en abondance. »

L’« abondance » n’est pas une promesse de bonheur permanent ou d’une vie sans difficultés, comme dans une publicité souvent mensongère. Elle représente plutôt un horizon de vie où tout peut être accueilli : la joie comme l’ennui, la force comme la fragilité, l’enthousiasme comme la vulnérabilité.

Jésus se présente comme « la porte ». Franchir cette porte, c’est entrer dans un espace où l’on peut se sentir aimé, entouré, en sécurité et libre, sans être soumis à des règles rigides ni perdre sa personnalité. La foi chrétienne offre ainsi un cadre et une appartenance, tout en laissant une grande liberté.

L’image des moutons raconté par Jésus est ensuite utilisée pour montrer que Jésus connaît chacun-e personnellement et l’appelle par son nom. Être appelé par son nom signifie être reconnu, considéré et savoir que l’on existe véritablement. Dans la foi chrétienne, chacun-e est ainsi connu et aimé de Dieu.

Suivre Jésus, c’est également reconnaître sa voix et devenir familier de sa présence. Les différentes paroles de Jésus — « Je suis la porte », « Je suis la vie », « Je suis la lumière », « Je suis le pain de vie », etc. — sont autant de portes qui permettent de découvrir Dieu et de nourrir sa vie intérieure.

La vie en abondance proposée par le Christ consiste donc à vivre dans la confiance, la liberté, l’amour et la sécurité intérieure, en sachant que l’on est connu par son nom et accompagné par Dieu. Chaque porte franchie dans la vie quotidienne peut devenir un rappel de cette « porte » qu’est le Christ.

Comme un arbre

Comme un arbre

être en toi

comme un arbre aux racines profondes

qui puise aux sources de la vie.

Seigneur,

être en toi

comme un arbre bien droit

et tourné vers le ciel

ouvert au vent de ton Esprit.

Seigneur,

être en toi

comme un arbre vivant au rythme des saisons

qui porte du fruit en son temps

et de nouvelles pousses après l’hiver.

Seigneur

être en toi

comme un arbre

qui porte la vie.

Communauté des Diaconesses de Strasbourg, paru dans Livre de Prières, Olivétan : 2012, 5 octobre

Le psaume de la Création du dimanche 20 septembre 2026

Par les cieux devant toi, splendeur et majesté

Par l’infiniment grand, l’infiniment petit

Et par le firmament, ton manteau étoilé,

Et par frère soleil, je veux crier :

Refrain

Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,

Dieu vivant, Dieu très haut, tu es le Dieu d’amour ;

Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,

Dieu vivant, Dieu très haut,

Dieu présent, en toute création.

Par tous les océans et par toutes les mers

Par tous les continents et par l’eau des rivières

Par le feu qui te dit comme un buisson ardent,

Et par l’aile du vent, je veux crier :

Par toutes les montagnes et toutes les vallées

Par l’ombre des forêts et par les fleurs des champs

Par les bourgeons des arbres et l’herbe des prairies,

Par le blé en épis, je veux crier :

Par tous les animaux de la terre et de l’eau

Par le chant des oiseaux, par le chant de la vie

Par l’homme que tu fis juste moins grand que toi,

Et par tous ses enfants, je veux crier :

Par cette main tendue qui invite à la danse

Par ce baiser jailli d’un élan d’espérance

Par ce regard d’amour qui relève et réchauffe

Par le pain et le vin, je veux crier :

Patrick Richard à partir du psaume 8 et du cantique des créatures de St François d’Assise

La citation du dimanche 20 septembre 2026

« Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats.

En revanche, si nous nous sentons intimement unis à tout ce qui existe, la sobriété et le souci de protection jailliront spontanément. La pauvreté et l’austérité de saint François n’étaient pas un ascétisme purement extérieur, mais quelque chose de plus radical : un renoncement à transformer la réalité en pur objet d‘usage et de domination. »

Oeco Eglises pour l’environnement, 25e dimanche ordinaire 2026

La prière du dimanche 20 septembre 2026

Ô notre Dieu, merci pour tout ce qui n’a pas de prix :

Pour les sourires qui embellissent nos journées : merci

Pour l’écoute attentive qui permet de soulager nos peines : merci

Pour les paroles dites avec empathie et considération : merci

Pour la beauté d’une fleur qui nous éblouit sans crier gare : merci

Pour la grâce d’un geste qui met de la danse dans nos vies : merci

Pour les regards complices : merci

Pour la confiance qui grandit et qui donne l’audace d’avancer : merci

Pour les mains des enfants dans celles de leurs parents : merci

Pour la sérénité d’un visage qui irradie la paix alentour : merci

Pour le repos et l’énergie retrouvée : merci

Pour l’humour complice et les rires spontanés : merci

Pour les larmes qui coulent et qui soulagent : merci

Pour les éclats de lucidité et les décisions courageuses : merci

Pour les personnes qui nous entourent et nous aident à tracer notre route :

Merci

Pour ta grâce qui se manifeste à travers chacun de ces moments : merci.

Oui, merci pour tout ce qui n’a pas de prix et qui a pourtant une valeur inestimable.

Amen

Christian Vez, dans Oeco, Saison de la Création 2026

Prédication du dimanche 20 septembre 2026

Et vous, avez-vous des valeurs ?

La question ouvre dans deux directions : les valeurs qu’on met dans un coffre-fort, celles qu’on vit, qui oriente nos choix.

La « saison de la Création » vécue en septembre dans de nombreuses paroisses suisses, invite à penser ce thème des valeurs.

Dans le texte du jour, Mt 20, on retrouve les deux valeurs : les ouvriers de l’aube focalisés sur leurs biens, leur revenu. Et le propriétaire qui utilise ses biens pour la vie. Sa générosité permet à plus de personnes de vivre.

N’ai-je pas aussi plus qu’assez de biens ?

Trier tout ce qui s’est accumulé et à mettre à la brocante ce qui facilitera la vie à d’autres. Acheter autant que possible en favorisant des conditions qui permettent à nos frères et sœurs humains de bien vivre

Favoriser le recyclage et la réparation pour le bien de notre environnement et pour garder vivantes des compétences d’artisans chez nous.

Cela pourrait être la valeur « spirituelle » ajoutée à l’utilisation de nos biens 😉

Certains lisent dans la parabole tous les âges qui sont autant de possibilités de se mettre au service du Christ. « De 9 à 99 ans ».

D’autres soulignent le temps de l’attente qu’ont vécu les journaliers. La parabole alors inviterait à ne pas sous-estimer l’attente où germe l’accordement à Dieu.

D’autres enfin rappellent que vers les années 80, les pécheurs et les païens affluaient en nombre dans les communautés chrétiennes constituées jusque là surtout de juifs. A ceux qui voient d’un mauvais œil tous ces nouveaux arrivés, la parabole rappelle la générosité de Dieu. Elle invite à entrer dans le mouvement de la grâce et à vivre de reconnaissance.

On dit que « l’émerveillement est le début de la sagesse » ; dans le même mouvement, on peut dire que « la reconnaissance met nos actions au diapason de la grâce ».